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Les plus grosses participations françaises du fonds norvégien sont...
Le fonds norvégien, plus gros véhicule souverain au monde, a profité pleinement de la très belle année boursière de 2017, comme en témoignent ses résultats annuels dévoilés ce matin. Le Governement Pension Fund a ainsi affiché un rendement annuel de 13,7% sur 2017, dont 19,4% sur la partie actions et 3,3% sur la partie fixed income, lui permettant de dépasser son indice de référence de 0,7%. "Le rendement cumulé du fonds depuis sa création en 1998 a dépassé les 4.000 milliards de couronnes. Un quart de ce rendement a été généré en 2017, après une très belle année pour notre fonds", a ainsi déclaré le CEO du Norges Bank Investment Management Yngve Slyngstad, lors de la conférence de présentations des résultats. Au 31 décembre, la valeur du fonds atteignait 1.086 milliards de dollars (881,5 milliards d'euros), après qu'il a franchi le cap symbolique des 1.000 milliards de dollars le 19 septembre, ont rappelé les dirigeants ce matin, fiers des performances de leur véhicule, qui, depuis sa création il y a vingt ans a généré un rendement moyen de 6,1%.
Comme tous les ans, le fonds a par ailleurs dévoilé le détail de ses participations par pays, en action, fixed income et immobilier. Et la France est à l'honneur au sein de son portefeuille, puisqu'elle est l'un des pays dans lequel le fonds a le plus augmenté sa participation en obligations souveraines, précise le rapport. Au 31 décembre, l'Hexagone représentait ainsi 1,5% du portefeuille fixed income du fonds, avec 6,59 milliards d'euros investis en titres d'Etats français contre 5,1 milliards d'euros à fin 2016. Le fonds s'est en revanche fortement allégé en titres britanniques, allemands et néerlandais, précise le rapport.
Côté actions, 3,4% du portefeuille norvégien est investi dans 230 entreprises françaises, pour un montant total de 28,7 milliards d'euros. Au sein du CAC 40, seuls Safran et Airbus ne figurent pas parmi les investissements du fonds, qui les a retirés de son portefeuille en 2005, pour des raisons éthiques (il n'est plus présent dans aucune entreprise liée à la fabrication d'armes). Legrand représente l'entreprise de l'indice phare français dans laquelle le fonds possède la plus grande participation, à hauteur de 4,77%, suivie de Valeo dont le fonds détient 4,06%, Veolia avec 3,09%, Michelin, avec 2,53%, Schneider avec 2,42% et Cap Gemini avec 2,05%. En termes de valorisation, c'est Total qui représente la première participation française du GPF, qui détient ainsi pour 2 milliards d'euros de l'entreprise pétrolière. Les belles performances du marché boursier français l'an dernier ont permis au fonds norvégien d'obtenir un rendement de 15,5% sur la partie actions françaises de son portefeuille.
A noter que le fonds possède également des participations dans de nombreuses foncières, dans le cadre de sa stratégie de développement de son exposition au secteur immobilier. Gecina représente même l'entreprise française dont le fonds possède la plus grande participation, à hauteur de 9,07%. Le GPF est également investi dans Foncière des régions (1,23%), Icade (1,04%) ou encore Klepierre (1,48%). Le fonds a d'ailleurs accru son exposition à l'immobilier non coté français l'an dernier, qui représente désormais 16,6% de son portefeuille, contre 14,6% fin 2016.
Le document annuel du fonds fournit également le détail des votes du puissant investisseur lors des assemblées générales : il permet ainsi d'apprendre que le GPF s'est prononcé en faveur de toutes les résolutions lors de l'assemblée générale de Renault le 15 juin 2017, mais qu'il s'est en revanche opposé à la résolution concernant la politique de rémunération du président et membres du conseil de direction de Zodiac, lors de l'AG de début janvier 2018. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le fonds, qui possède des lignes directrices de vote très précises, destinées à promouvoir le développement durable et la bonne gouvernance, s'oppose à la rémunération d'un dirigeant français. En 2015, il s'était ainsi opposé aux rémunérations d’Alexandre Ricard et Pierre Pringuet, chez Pernod Ricard, de même qu’à celles de Bernard Arnault et Antonio Belloni (directeur général délégué) chez LVMH, ou encore celle de George Chodron de Courcelles qui avait pris se retraite de BNP Paribas en juin 2014 et de Franck Riboud chez Danone !
Enfin, le rapport publié ce matin précise que le fonds délègue une partie de sa gestion à des mandataires externes : en 2017, 47 milliards d'euros ont ainsi été gérés à l'extérieur, dont Lazard AM et Financière Arbevel côté français. Cette dernière spécialisée sur le segment midcap, a certainement dû gérer les plus petites participations du GPF dans des entreprises moyennes de l'Hexagone. Le document précise que les frais de gestion externe ont représenté 35% des coûts opérationnels du fonds l'an dernier, pour 174 millions d'euros.
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