Alexandre Saubot est payé 70 % de plus que Geoffroy Roux de Bézieux
Le poste de président du Medef est bénévole. Il en a toujours été ainsi. Le patron des patrons est d'abord un chef d'entreprise. Il a donc une rémunération. Et rien ne justifierait que cette organisation interprofessionnelle lui verse un salaire. Même s'il bénéficie d'un véhicule de fonction, d'un chauffeur et d'un service de sécurité en adéquation avec l'exposition publique de son poste.
En revanche, à quelques jours de l'avis que rendra la commission exécutive du Medef sur le candidat qu'elle aimerait voir succéder à Pierre Gattaz, il n'est pas inutile de jeter un coup d'œil aux rémunérations des deux favoris : Alexandre Saubot, l'homme de l'UIMM, et Geoffroy Roux de Bézieux, le libéral adepte d'un Medef moderne et constructif. D'autant que beaucoup des débats qui agitent cette future élection du Medef tournent autour de la responsabilité sociétale des entreprises, et donc des questions du partage de la valeur ajoutée entre détenteurs du capital et salariés.
Selon les informations de WanSquare, à cette aune-là, c'est clairement Geoffroy Roux de Bézieux qui est le mieux placé. Puisque le patron de Notus Technologies, sa petite société d'investissement, a perçu, en 2017, une rémunération totale de 238.156 euros. De son côté les éléments publiés par le document de référence de Pinguely-Haulotte, l'entreprise dont Alexandre Saubot est à la fois actionnaire et directeur général délégué font apparaître, pour l'an passé, une rémunération fixe et variable de 408.521 euros, de 70 % plus élevée que celle de son concurrent. Cet écart pourrait peser lourd dans la balance, en faveur de Geoffroy Roux de Bézieux, lors de l'assemblée générale du Medef du 3 juillet prochain au cours de laquelle voteront les 560 électeurs.
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