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Les Rothschild tirent un trait sur leur différend judiciaire
A défaut de trouver une entente parfaite, les deux branches Rothschild (David et Edmond) qui se faisaient la guerre concernant l’utilisation de leur nom dans le business ont finalement décidé d’enterrer la hache de guerre. Un communiqué annonce ce matin qu’ils ont mis fin aux actions judiciaires en cours devant le Tribunal de Grande Instance de Paris et que chacun pourra conserver les dénominations actuelles. Edmond de Rothschild poursuivra ainsi le développement de ses affaires sous sa marque tandis que Rothschild & Co, continuera d’utiliser cette dénomination sociale adoptée en 2015. Rothschild Martin Maurel sera utilisée pour les activités de la banque privée et de gestion d'actifs de Rothschild & Co exercées sous cette dénomination depuis la France, la Belgique et Monaco. En revanche, aucun des deux groupes ne pourra utiliser, « à l'avenir et sous quelque forme que ce soit », le nom Rothschild seul. Dans ce cadre, ils ont également décidé de profiter de ce retour au calme pour dénouer toutes leurs participations croisées.
Cet accord intervient après de longues années de luttes de pouvoir au sein des différentes branches genevoise et parisienne de la famille Rothschild. Mais si celle-ci avait l’habitude de se quereller dans la plus grande discrétion, c’est Ariane de Rothschild (branche genevoise) qui avait mis sous les projecteurs ces dissensions en assignant publiquement en justice la branche parisienne il y a trois ans. La volonté de ne pas abîmer l’image attachée au nom Rothschild l’a donc emporté. Avec toutefois cette précision qui a son importance : nul ne pourra utiliser à l’avenir le nom Rothschild seul pour développer quoi que ce soit (y compris des services financiers via un site).
Ce qui laisse la voix libre à chacun de faire prospérer ses activités respectives, Rothschild & Co s’étant largement développé sur la banque d’affaires tandis d’Edmond de Rothschild est plus particulièrement focalisé sur la banque privée et la gestion d’actifs. L’honneur est sauf. Tout comme leurs valeurs qu’ils n’ont pas manqué de rappeler en préambule de cet accord : « Concordia, Industria et Integritas ». Manque juste peut-être « definitivum ».
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