Asset, Management
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Quand Ariane de Rothschild invente la banque de demain pour le FT
Née au Salvador et élevée en Colombie puis au Zaïre, Ariane Langner est entrée, par son mariage, au sein de ce qui est probablement la dynastie bancaire la plus célèbre du monde. Depuis sa prise de fonction en 2015 à la tête d'Edmond de Rothschild, la banque privée et gestionnaire de fortune fondée par son beau-père - son mari est président du conseil d'administration - elle est également devenue l'une de ces personnalités les plus en vue de la finance parisienne. C’est ce qui a amené le Financial Times à lui rendre visite à un jet de pierres de l’Elysée.
Le quotidien britannique revient bien sûr sur la fin du contentieux qu’elle avait entamé avec David de Rothschild au sujet de l’utilisation de la marque "Rothschild". Mais il insiste aussi sur tout ce que cette "femme de" a fait bouger au sein de la banque : "réorganisation en profondeur, promotion des femmes à des postes de direction et réduction de l'expansion à l'étranger pour se concentrer sur les activités principales." Avant d’ajouter : "Elle a fait tomber les frontières entre les différents secteurs de l'entreprise, qui comprennent les banques, les vignobles, les hôtels, l'immobilier, les fondations et les courses de bateaux."
Mais surtout dans cet entretien Ariane de Rothschild donne sa définition de la banque privée de demain : "Ce que j'essaie de construire, explique-t-elle, c'est une banque qui n'est pas seulement une banque. Je ne pense pas que les clients de demain ne s'intéressent qu'à une banque. J'attends de mes banquiers qu'ils ne se contentent pas de vendre des produits. Les clients veulent connaître plus que les produits et je pense qu'il est important de partager avec eux nos connaissances et notre philanthropie." Conclusion du Financial Times : on dirait qu'elle les invite à devenir membres d'un club.
Et selon le FT, ce discours fonctionne. Puisque Ariane de Rothschild est convaincue que son entreprise est bien placée pour répondre aux besoins de la prochaine génération, qui a tendance à s'engager davantage dans les affaires sociales. De fait, beaucoup de "millenials" viennent nous voir. De même, la marque Rothschild reste très attrayante pour de nombreux et riches asiatiques : "Vous seriez surpris de voir le nombre de clients de cette région du monde dont la seule question est : comment arriver à sept générations ? C'est une obsession pour eux d'établir une dynastie." Reste à savoir ce que deviendra l’empire créé par son beau-père à l’avenir et alors qu’avec son mari Benjamin ils ont quatre filles. Mais cela c’est une autre histoire.
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