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Régulation / Concurrence

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La vigilance des sociétés du CAC 40 au risque de change

Dans un contexte de très grande volatilité des devises émergentes, les sociétés du CAC 40 n’ont pas attendu l’entrée en vigueur d’IFRS 9 pour communiquer sur ce risque lors de la publication de leurs résultats annuels, selon une étude Mazars.
Euros - pièces - monnaie - épargne
Euros - pièces - monnaie - épargne

Depuis 2002, l’Union européenne (UE) s’accorde sur les normes proposées par le Bureau international des normes comptables, l’International Accounting Standards Board (IASB) basé à Londres. A l’instar d’IFRS 16 récemment, IFRS 9 a également reçu un avis favorable du Groupe consultatif pour l’information financière en Europe (EFRAG) pour adoption dans l’UE.

La norme IFRS 9 a remplacé la norme IAS 39 à compter des exercices ouverts au 1er janvier de cette année et pour la plupart des entités financières - les groupes d’assurance peuvent reporter son application à 2021. Cette nouvelle norme a défini de nouvelles règles en matière de classement et d’évaluation des instruments financiers, de dépréciation et de comptabilité de couverture.

Avant même sa mise en oeuvre, les équipes de Mazars ont étudié la communication sur les risques de change d'un panel de 36 sociétés du CAC 40, et ce grâce à leurs états financiers annuels de la fin de l'année 2017. Il en ressort que "avant même la première application d’IFRS 9, les entreprises approfondissent les informations qualitatives dans leur communication financière". Selon les experts, les sociétés sont particulièrement transparentes sur la sensibilité au risque de change du fait de l’élection de Donald Trump et du Brexit, qui ont respectivement eu des impacts sur le dollar américain et la livre sterling, renforçant parallèlement l’euro. Sans compter la dépréciation de la livre turque et la situation économique et politique incertaine du Brésil l'an dernier. En 2011, 19 sociétés avaient choisi de communiquer sur les effets de change dans la communication de leurs résultats annuels, en 2017 l’ensemble du panel s’est senti concerné.  

A noter par ailleurs que "le niveau de précision accordé au risque sur les devises étrangères reste hétérogène d’un groupe à l’autre". La moitié du panel évalue le risque de façon "générale", l’autre, plus précise, identifie des zones géographiques et des devises plus sensibles. La méthodologie retenue et les indicateurs présentés sont très stables pour chaque société sur les quatre années étudiées.

Déjà, la norme IFRS 7 "instruments financiers : informations à fournir" donnait un cadre aux sociétés sur leur communication financière. L’aînée d’IFRS 9 rendait obligatoire la publication du risque de change, mais seulement dans le cas où il était significatif pour la société.

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