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Ceux qui ont le plus souffert de la correction en octobre

Alors que les marchés ont trébuché le mois dernier, les hedge funds ont connu leur pire performance en sept ans, Bill Ackman et Dan Loeb ayant par exemple accumulé les revers. Autre victime : les fonds quantitatifs, pourtant peu habitués à de telles contre-performances.
Nasdaq - Bourse - illustration
Nasdaq - Bourse - illustration

Rassurés un temps par les résultats des élections de mi-mandat, les marchés US sont déjà repartis dans le rouge ce vendredi, alors que la Fed confirme son intention de relever ses taux le mois prochain et que le pétrole ne cesse de chuter. De quoi attiser la nervosité des investisseurs, en particulier ceux qui ont été touchés de plein fouet par le dernier épisode de stress en octobre.

Le mois dernier a été qualifié d "octobre rouge" pour les marchés US, le S&P 500 ayant perdu près de 2.000 milliards de dollars sur fond d’inquiétudes face à la guerre commerciale et au ton assez volontariste de la Fed. Les grandes valeurs tech que sont Google, Amazon Facebook et Netflix, qui avaient été les grandes gagnantes depuis le début de l’année, ont été particulièrement touchées, en baisse de 7,7 % à 20,2 % sur le mois. Cet épisode a été aussi douloureux pour les hedge funds : l’indice HFR des hedge funds actions a été en baisse de 4,25 % en octobre, sa plus mauvaise performance en trois ans. Ils ne sont pourtant pas les pires ce mois-ci : l’indice des hedge funds tech est lui-même en baisse de 4,7 %, et celui des hedge funds énergie affiche un rendement négatif de 8 % sur le mois.

"La volatilité des marchés financiers a bondi en octobre alors que les marchés actions connaissaient un violent revers, plusieurs sont même entrés en territoire de correction, ce qui a contribué à la pire performance pour l’industrie des hedge funds en sept ans", analyse Kenneth Heinw, président de HFR. Tout le monde n’est bien sûr pas logé à la même enseigne : les 10 % les mieux placés ont rendu 6,6 %, tandis que les 10 % en fin de classement chutent de 13,7 % toujours selon HFR. Parmi les plus connus, Dan Loeb de Third Point, qui est en plein combat contre le management des soupes Campbell, est en retrait de 6,6 % sur le mois. Bill Ackman de Pershing Square, qui a subi de gros revers ces dernières années, a chuté lourdement de 8,4 % alors qu’il avait repris des couleurs et affichait 12,4 % de rendement 2018 à fin septembre, selon ValueWalk. À l’inverse, David Einhorn de Greenlight Capital, qui était le dernier du classement en baisse de près de 25% cette année, est enfin revenu dans le vert (+1,2 %) en octobre.

Le mois a aussi été particulièrement douloureux pour les stratégies quantitatives, selon Bloomberg. L’indice Eurekahedge Multi-Factor Risk Premia a ainsi baissé de 2,7 % en octobre, soit son pire mois depuis septembre 2015. Ceux qui sont également appelés investisseurs factoriels se targuent de pouvoir éliminer les risques de marché par leur hedging, et sont une source de diversification. Mais au vu de leurs dernières performances, ils plaident auprès de leurs clients pour une stratégie sur le long terme, d’autant que les retraits récents de capitaux ne font qu’accélérer leurs pertes. Leur meilleur argument ? De meilleurs rendements d’ici la fin de l’année, où la capacité à gérer la transition des marchés déterminera les prochains gagnants des marchés.

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