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Fusions, Acquisitions / Private equity / M&A

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Private equity / M&A

M&A : le private equity n'est pas le plus généreux

L’indice Argos Mid-Market montre que le prix des PME européennes s’est stabilisé à quasiment 10 fois l’Ebitda, soit bien au-dessus du niveau de 2007. Mais contrairement aux idées reçues, le private equity n’est pas aussi dispendieux que les stratégiques.
Illustration euros
Illustration euros

La valorisation historique des actifs n’est un secret pour personne, et les groupes non cotés européens n’ont pas échappé à cette inflation sans précédent. Mais les indices publiés régulièrement sur le sujet permettent de se rendre compte que le phénomène perdure, même si l’on a, semble-t-il, atteint un plafond. L’indice Argos Mid-Market du troisième trimestre sorti par Argos Wityu et Epsilon Research montre ainsi que les prix des PME européennes ont été portés par le rebond des M&A, puisque les deals ont grimpé de 67 % sur les neuf premiers mois de l’année à 914 milliards de dollars, malgré le bourbier du Brexit et le contexte de la guerre commerciale.

Ainsi, les PME européennes se sont vendues à un multiple moyen de 9,8 fois l’Ebitda, soit à peine 0,1 point de moins que le multiple historique atteint au deuxième trimestre. Il est ainsi bien plus élevé que lors du dernier pic de cycle, en 2006 lorsqu’il avait tout juste passé la barre des 9 fois, à 9,1 fois l’Ebitda. Mais cette évolution cache deux tendances : d’une part, les acheteurs stratégiques sont toujours aussi généreux puisque le multiple de cette catégorie s’établit à 9,9 fois l’Ebitda. Ils sont composés à 68% de grands groupes cotés et à 58% d’acquéreurs étrangers.

De l’autre, les fonds de capital-transmission ont réduit de 5% leur chèque pour les PME européennes, à 9,3 fois l’Ebitda. Une baisse certes mesurée, mais qui montre la discipline de prix des fonds de private equity, régulièrement montrés du doigt comme étant trop généreux dans leurs valorisations. Ils sont ainsi plus raisonnables que l’ensemble du marché, où les multiples portés par le large cap see sont montés à 10,2 fois l’Ebitda, selon Preqin. Cette orthodoxie se confirme dans le niveau de levier moyen, qui reste cantonné à 50% alors qu’il avait atteint 65% en 2007, et cela alors même que les taux d’intérêt restaient à des plus bas historiques.

Enfin, la hausse des prix ne concerne pas les marchés cotés, puisque les prix des actifs midmarket y ont reculé à 9 fois l’Ebitda, après avoir été en hausse continue depuis fin 2011, selon le même indice.

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