Politique économique
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Bercy : les voeux de Bruno Le Maire
Quelques heures après la publication de la Lettre aux Français du Président de la République et à la veille du lancement du Grand débat, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a décidé de garder la ligne directrice portée par la présidence d’Emmanuel Macron.
Lors d’un discours d’une vingtaine de minutes, le ministre a profité de la pause déjeuner pour présenter ses voeux à la presse, ce qu’il n’avait pas fait lors de la première année de son arrivée à Bercy. Il a pris comme fil conducteur, le thème de la volonté, essentiellement publique, en cette période de fortes contestations.
D’abord et avant tout, la volonté que tous les Français soient rémunérés justement. Et à Bruno Le Maire de déclarer que le gouvernement Philippe a engagé “la politique la plus résolue sur la rémunération du travail depuis vingt ans en France”, citant la suppression des cotisations salariales sur l’assurance chômage et l’assurance maladie, la revalorisation de la prime d’activité, la suppression du forfait social, et enfin la défiscalisation des heures supplémentaires.
Fidèle à son projet de loi dite PACTE, Bruno Le Maire a cité la compétitivité et l’innovation comme étant des priorités essentielles à la France en 2019. “Nous savons tous ici que la France a pris un retard considérable en matière de robotisation”. A ce titre, les ETI devront être plus nombreuses, parce qu’elles créent davantage d’emplois que les PME et devront se tourner vers l’export. Le ministre a aussi évoqué un prochain allégement fiscal sur le capital “pour réussir dans la guerre de l’innovation dans laquelle nous sommes tous confrontés”. La présidence française du G7 serait dans ce sens l’occasion d’apporter “notre vision” du capitalisme de demain.
Sur un sujet ensuite qui lui tient “particulièrement à coeur ainsi qu’à la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runnacher” (qui était présente mais n’a pas pris la parole), Bruno Le Maire s'est exprimé sur la reconquête industrielle des territoires. “Je voudrais m’exprimer ici moins comme ministre de l'Économie et des Finances que comme élu de l’Eure depuis maintenant près de douze ans. Il y a un lien direct entre la crise que nous connaissons actuellement et la désindustrialisation massive de la France depuis des années et des années, faute de volonté politique et de courage”. Le ministre a ensuite promis de tenir la promesse du Président de la majorité, celle du 5,3,1 : cinq points de dette publique en moins, trois points de dépenses publiques en moins et enfin un point de prélèvement obligatoire en moins d’ici la fin du quinquennat… dans trois ans et demi. Concernant l’Europe enfin, “nous avons une stratégie européenne. Elle est simple. Elle vise à faire de l’Europe un véritable continent économique, souverain et puissant. Et aujourd’hui, tout cela est aussi affaire de volonté politique”.
Et au ministre de terminer son discours ainsi : “Je considère que la meilleure façon de sortir d’une crise profonde, sociale, démocratique et de la nation française, c’est de retrouver cet esprit de volonté au coeur du quinquennat d’Emmanuel Macron, au niveau national, européen et international.” Un vaste chantier.
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