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Private equity : des investisseurs de plus en plus proactifs
Pour sa 30ème édition, le baromètre bi-annuel de Coller Capital sur les tendances du private equity dans le monde apporte des éclairages toujours aussi instructifs sur l’état d’esprit des investisseurs dans la classe d’actifs - les fameux Limited Partners (LP) - et leurs avis sur leurs gérants, les General Partners (GP). Globalement, ils se montrent à la fois satisfaits sur les rendements du non coté, et prêts à s’engager davantage : la moitié des LPs nord-américains et européens se disent enclins à soutenir de nouveaux produits ou stratégies de leurs gérants. Et cela pour de bonnes raisons : 92 % des investisseurs interrogés jugent que ces nouveaux produits ont atteint ou même dépassé les rendements attendus. Trois quarts d’entre eux apprécient en outre de bénéficier d’opportunités de co-investissement, mais aussi du transfert de compétences de la part des gérants (65 %).
Les relations entre LPs et GPs s’approfondissent donc, et cela n’est pas neutre pour les investisseurs : les deux tiers d’entre eux jugent que leur charge de travail a augmenté, à la fois en raison du temps dédié à la gestion du portefeuille (75 %) mais aussi aux co-investissements (59 %) ou encore à la compliance (50 %).
Ils se montrent aussi flexibles avec leurs partenaires : ils sont deux tiers à être favorables à la cession de parts minoritaires dans la société de gestion, si cela a pour but de faciliter un changement générationnel à sa tête ou encore à étendre ses ressources. Les transactions secondaires initiées par les GP sont aussi une nouvelle réalité pour près des trois quarts de LPs européens, et ils y sont favorables même si cela comporte des risques, comme le manque d’alignement potentiel entre les parties (86 %), ou encore un déficit d’informations pour prendre des décisions éclairées (72 %).
Le manque d’informations est justement un élément d’inquiétude au sujet des critères ESG, qui deviennent de plus en plus prédominants dans les stratégies d’investissement. 44 % des LPs estiment que ce manque de clarté devient problématique, ce qui devrait inciter les gérants à se montrer encore plus transparents sur leurs critères et process dans ce domaine.
Côté rendement, les performances ne sont certes plus à la hauteur de ce qu’elles étaient avant la crise financière : seuls 20 % affichent des TRI supérieurs à 16 % sur leur portefeuille de private equity depuis sa création, alors qu’ils étaient 45 % encore en 2007. Mais un total de 84 % dégage au moins 11 % de TRI depuis plusieurs années, ce qui les satisfait. C’est la raison pour laquelle plus de la moitié des LPs (52 %) anticipent de dédier plus de 20 % de leurs actifs totaux aux actifs alternatifs. Et dans cette catégorie, le private equity ressort de loin comme le principal gagnant depuis 2010 selon Coller Capital, alors que l’immobilier stagne et que les hedge funds pâtissent nettement de leurs contre-performances ces dernières années. Enfin, faute d’un marché boursier très accueillant, le private equity a vocation à être de plus en plus congénital : 46 % des LPs jugent que les sorties se feront dans le privé dans les prochaines années, contre 12 % via des IPO.
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