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IPO : la cotation directe, nouvelle voie royale d’entrée en Bourse ?

En 2019, le groupe de messagerie professionnelle Slack a été le deuxième groupe à lancer une cotation directe avec succès, après Spotify. Désormais, les licornes étudient tous les différents schémas alternatifs à une IPO classique, d’autant qu’elles n’ont pas besoin d’argent.
Nasdaq - Bourse - illustration
Nasdaq - Bourse - illustration

Si les introductions en Bourse existent depuis plus d’un siècle, le fonctionnement et les objectifs des sociétés - en particulier des jeunes pépites de la tech - ont changé, si bien que les banques en charge de ces opérations doivent elles aussi s’adapter à ce nouvel environnement. En avril 2018, c’est le groupe de streaming musical suédois Spotify qui avait créé un précédent en décidant de procéder à une cotation directe à la Bourse de New York. Une opération couronnée de succès puisque le titre - fixé plus arbitrairement en raison de l’absence de banques teneuses de livres - avait bondi de 25 % pour son premier jour de cotation, et s’est maintenu depuis.

Plus récemment, le groupe de messagerie professionnelle Slack a suivi cette voie pour sa propre entrée en Bourse, en juin dernier à une valorisation de 15,7 milliards de dollars, même si le titre a cette fois reflué de près de 25 %.  Ces deux exemples de licornes tech, qui sont entrées en Bourse pour monétiser leurs titres mais n’avaient pas vraiment besoin de capitaux frais, ont relancé le débat sur l’avenir des IPO traditionnelles. Car elles ont toutes les deux trouvé le moyen d’apporter de la liquidité aux actionnaires de la première heure et employés, sans déployer d’importants frais de placement au bénéfice des banques de Wall Street, et sans toutes les restrictions usuelles d’une IPO.

Le New York Stock Exchange a lui-même lance une réflexion sur le sujet et a même proposé un nouveau type de cotation directe auprès de la SEC, le gendarme boursier américain, début décembre mais qui a été retoqué. Ce projet aura donc vocation à évoluer, mais une chose est sure, tous les acteurs du marché - y compris les banques de Wall Street - se penchent sur la question. Les cotations directes ont vocation à se multiplier, comme l’a affirmé Will Connolly, patron ECM technology chez Goldman Sachs - et qui a travaillé sur les deals Spotify et Slack - lors d’une conférence sur le sujet en octobre dernier.

Car les conseils n’ont pas d’autre choix que de s’adapter à une demande en nette évolution. Gitlab, une plateforme d’outils pour le développement informatique, vient ainsi d’annoncer son entrée en Bourse pour le 18 novembre 2020, jour de libération des stock-options de ses employés, et penche en faveur d’une cotation directe. Une méthode inhabituelle qui montre sa volonté de maîtriser le process et le calendrier, d’autant qu’il a levé 268 millions de dollars en septembre dernier et n’a pas non plus besoin de capitaux frais.

Même son de cloche de la part d’Airbnb, la plateforme de location de logements entre particuliers, qui a annoncé son projet d’IPO pour 2020 et favorise lui aussi une cotation directe, mais aussi plusieurs autres start-up tech en vogue, qui sont en pourparlers avec leurs conseils sur la meilleure façon de procéder. Et les banquiers et avocats de Wall Street sont plus que jamais à l’écoute pour préserver ces essentielles sources de revenus, surtout au moment où les fees des banques d’investissement flanchent.

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