WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Les M & A en Europe se font à un prix moyen raisonnable

Fusions, Acquisitions / M & A

Fusions, Acquisitions
M & A

Les M & A en Europe se font à un prix moyen raisonnable

Surprise, alors qu’on croyait que les taux bas poussaient les entreprises à surpayer leurs acquisitions, notamment dans le domaine du private equity, une étude européenne démontre que le multiple sur EBITDA payé à l’occasion des transactions réalisées en 2019 s’établit à 11 fois.
graph hausse bonhommes
graph hausse bonhommes

Moins d'opérations d'entreprise et des prix plus serrés. L'abondance de liquidités des investisseurs et des fonds de capital-risque ont stoppé en cours de route l'escalade des valorisations payées dans les ventes des entreprises. La hausse quasi verticale du prix payé à l’occasion des fusions et acquisitions en Europe depuis 2012 s'est ralentie en 2019 et ce avec un recul qui ramène les multiples au plus bas depuis 2013.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l'Association des marchés financiers en Europe à l’occasion de son rapport sur l'activité dans le Vieux Continent l'année dernière. Le volume des fusions et acquisitions réalisées a dépassé les 903 milliards d'euros l’an passé. Ce qui représente une baisse de 15,8% par rapport à 2018.

La valorisation des sociétés acquises par rapport à leur EBITDA montre que cette baisse du nombre des opérations s’est accompagnée d’une baisse des montants accordés. La médiane de ce multiple était en 2019 à 11 fois, contre 13 fois en 2018. La baisse est de 18% et porte cette référence aux niveaux de 2013, lorsque l'activité de fusions et acquisitions a commencé à sortir de la crise en Europe et lorsque les prix ont commencé à grimper en flèche, passant d'un minimum de neuf fois en 2012 à des maximums supérieurs de près de 45% en 2018.

Une évolution qui est allée en sens inverse des marchés boursiers qui ont fortement progressé l’an passé. Cette divergence indique un changement de tendance et la première étape dans le sens d'un rétrécissement de l'écart entre les évaluations privées et celles du circuit boursier, écart qui a provoqué une panne généralisée des introductions en Bourse et un transfert d'argent vers des opérations en dehors des marchés organisés.

Les chiffres de 2019 montrent que la prudence a également atteint les acquisitions faites en bourse. Selon des sources financières, les acheteurs ont commencé à ajuster les multiples qu'ils sont prêts à payer face au sentiment que le cycle touche à sa fin et que les acquisitions rentables peuvent être compliquées si la macroéconomie ne suit pas.

Le private equity a donné lieu à moins d’opérations l'an dernier en Europe et le volume des opérations a clôturé avec un montant en retrait de 13,8%. Cela signifie que la proportion du capital-risque dans les opérations de M & A reste inchangée. Selon les données de l'AFME, près de trois euros sur 10 investis en fusions et acquisitions en Europe étaient marqués du sceau du private equity l'année dernière, soit la même proportion qu'en 2018.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article