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Air Liquide confirme son statut de valeur sûre

Désendetté, le groupe français affiche une marge opérationnelle record en 2019 et compte faire mieux en 2020.
Benoit Potier - Air Liquide
Benoit Potier - Air Liquide

En dépit d’un quatrième trimestre en stagnation, le restant de l’année 2019 a été suffisamment solide pour qu’Air Liquide fasse part de sa confiance pour l’exercice en cours. Le groupe français de gaz industriels et médicaux se positionne donc en bonne voie d’atteindre les objectifs de son plan "Neos" 2016-20.

À l’occasion de la publication ce matin de comptes 2019 qui ont tenu leur promesse, il s’estime en effet capable d’augmenter encore sa marge opérationnelle et son résultat net, à change constant et en dehors de toute dégradation importante des contextes commercial et sanitaire (en raison du coronavirus) international.

La marge opérationnelle courante d’Air Liquide a pourtant déjà atteint un record en 2019 : elle représente 17,3% (contre 16,4% en 2018), grâce à une progression de 10% du résultat opérationnel courant, à 3,8 milliards d’euros (+7,5% en données comparables). Le résultat net part du groupe a progressé de 6,1% à 2,24 milliards (+11,1% en dehors des éléments exceptionnels que sont la fermeture du site chinois de Fujian en 2019 et des gains financiers enregistrés en 2018 liés à la restructuration de la dette américaine). Le chiffre d’affaires a progressé de 4,3% à 21,9 milliards d’euros (+3,2% en comparable).

Cette bonne tenue résulte à la fois des fruits de la croissance dans l’ensemble des activités Gaz & services (soit 96% des revenus), en particulier l’électronique (surtout en Asie) et la santé, et des décisions prises dans le cadre de Neos : gestion du mix produit (priorité aux applications à forte valeur ajoutée, hausses de prix en 2019, qui se poursuivront en 2020 notamment en Europe et chez Airgas), ses programmes de transformation (liés notamment à la logistique et la numérisation des sites de production) et la rationalisation du portefeuille d’activités.

Dans ce dernier domaine, la directrice financière Fabienne Lecorvaisier a précisé que la politique d’Air Liquide consistait à céder des activités dont la part de marché est faible (se maintenir avec 5% est "difficile", selon le PDG Benoît Potier) et la contribution au résultat net dilutive, à partir du moment où leurs perspectives d’amélioration sont limitées. Le groupe l’a montré en réalisant 6 cessions et 24 acquisitions en 2019 et en annonçant la cession de ses entités tchèque et slovaque à Messer le mois dernier, tandis que Benoît Potier a confirmé ce matin que le groupe étudiait plusieurs offres préliminaires concernant sa filiale de désinfection hospitalière Schülke. Au total, 9 cessions sont en cours.

Pour 2020, Benoît Potier voit de belles perspectives dans la santé et dans l’électronique, tandis que le ralentissement dans l’Industriel marchand (vente de gaz en bouteille) au dernier trimestre 2019 "se poursuivra vraisemblablement début 2020".

Air Liquide a aussi montré sa capacité à redresser son bilan après de grosses acquisitions. Son ratio dette nette sur fonds propres, qui avait flambé jusqu’à 150% suite à l’acquisition de l’américain Airgas en 2016, est passé de 69% fin 2018 à 64% fin 2019. "Historiquement, le ratio d’Air Liquide navigue entre 50% et 70%. C’est une plage dans laquelle nous savons que nous pouvons tenir à long terme. Après l’acquisition d’Airgas, notre objectif était de descendre sous les 70% ", précise Benoît Potier. La poursuite du désendettement a contribué au fait que le flux de trésorerie représente un record de 22,2% du chiffre d’affaires en 2019, soit 4,86 milliards d’euros (avant variation du BFR).

La bonne facture des résultats et la solidité du bilan permettent à Air Liquide de proposer, à l’occasion de la prochaine AG, un dividende de 2,70 euros par action au titre de l’exercice de 2019 (qui fait suite à l’attribution d’une action gratuite pour 10 en octobre), contre 2,65 euros un an plus tôt. Le groupe confirme son statut historique de valeur défensive de la cote française.

Vers 12h20, l’action progressait de plus de 1,5% à 136,7 euros.

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