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Euronext récolte les fruits de ses acquisitions
Euronext vient de publier ses comptes pour l’exercice écoulé qui battent tous les records possibles avec un chiffre d’affaires en hausse de 10,4 % à 679 millions d’euros, tiré notamment par la contribution d’Oslo Bors acquise en milieu d’année dernière et par la diversification du groupe dans les services aux entreprises. Ce qui a permis au volume d’affaires du groupe de rester dynamique en dépit de la baisse des volumes de transactions un peu partout en Europe et de la pénurie des introductions en Bourse.
De fait, désormais, les revenus du groupe non liés aux volumes de transactions représentent 50 % des revenus totaux en 2019 (contre 44 % en 2018), et couvrent 122 % des charges d'exploitation. C’est ce qui explique qu’Euronext a enregistré une croissance de 12,8 % de l'EBITDA à 399,4 millions d'euros. Ce qui fait ressortir une marge opérationnelle de 58,8 % en amélioration de 1,2 point.
Si les coûts d'exploitation du groupe ont augmenté de 18,9 millions d'euros en raison de la consolidation des coûts des entreprises acquises, partiellement compensée par une bonne maîtrise des charges et 7,8 millions d'euros de synergies réalisées à partir d'Euronext Dublin, Euronext peut afficher une augmentation du résultat net déclaré, part du groupe de 2,8 % à 222 millions d'euros et de 11 % du bénéfice par action à 3,90 euros.
Pour 2020, avec un environnement financier a priori comparable à celui de 2019, l’entreprise devrait continuer sur son chemin de croissance. Elle prévoit cependant d’accroître ses coûts de transformation de manière à rendre l’opérateur encore plus agile. Et tout cela peut être bousculé par un éventuel rapprochement avec la Bourse de Madrid. Pour l’instant Euronext regarde de près un autre opérateur s’y intéresser mais n’exclut pas – en fonction des comptes du marché espagnol qui seront bientôt publiés – de faire acte de candidature. Il faut reconnaître que la croissance externe lui a, jusqu’ici, plutôt réussi, avec une capitalisation boursière multipliée par 4 en l’espace de quatre ans et un cours de Bourse au plus haut.
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