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Fusions, Acquisitions

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coronavirus Dongfeng pourrait jouer les trouble-fête entre PSA et FCA

CORONAVIRUS. L'effondrement de la Bourse rend perplexe le constructeur automobile chinois, appelé à vendre une partie de ses titres PSA dans le cadre du projet de fusion avec FCA.
Peugeot - PSA
Peugeot - PSA

La chute des marchés actions pourrait-elle faire capoter la fusion entre le constructeur automobile français PSA et son homologue italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) ? Le constructeur chinois Dongfeng Motor, qui détient 12,2% du capital de PSA, ne serait plus aussi enclin à vendre 30,7 millions d'actions au groupe français, l'une des dispositions de l'accord à tiroir signé en décembre 2019 organisant le rapprochement - selon ses termes, Dongfeng doit voir sa participation réduite à 4,5%. En cause : l'effondrement des Bourses, en particulier des valeurs du secteur automobile.

"Il est possible que le projet de vente des actions soit modifié. Nous étudions le sujet. Il est intimement lié aux discussions de fusion avec FCA, c'est pourquoi nous sommes en discussions rapprochées avec eux", a indiqué un responsable de Dongfeng à l'occasion d'une conférence téléphonique organisée mardi avec des investisseurs sur les finances du groupe chinois, dont l'agence de presse Reuters s'est procuré un enregistrement.

Les 30,7 millions d'actions PSA que Dongfeng doit vendre valaient environ 680 millions d'euros en décembre 2019. Aujourd'hui, elle ne vaut plus que 367 millions environ. L'action du constructeur a en effet perdu près de 46% de sa valeur depuis la veille de la publication de l'accord le 18 décembre.

La réduction du poids du groupe chinois est considérée par les protagonistes comme une mesure nécessaire, car elle faciliterait l'acceptation, par l'autorité de la concurrence américaine, de la fusion entre FCA et PSA, qui créerait le quatrième groupe automobile mondial par les volumes. Les deux partenaires prévoyaient à l'origine que la transaction, qui a besoin du visa américain étant donné qu'elle implique Chrysler, soit bouclée dans les 12 à 15 mois suivant.

Peu de visibilité

PSA n'a pas répondu à nos sollicitations. Si les discussions étaient avérées, elles risqueraient d'être longues : la visibilité est nulle quant à la perspective d'évolution du titre du Français. Elles devraient également inclure FCA et les autres parties prenantes dans ce montage compliqué (la famille Agnelli via son holding Exor, l'Etat français via Bpifrance et la famille Peugeot, qui prévoit d'acquérir 2,5% du futur groupe pour ne point être trop dilué).

Mardi dernier pourtant, FCA semblait serein. A l'issue d'une réunion avec la direction du constructeur italo-américain avec les partenaires sociaux pour discuter des conséquences du Covid-19, le syndicat italien de la métallurgie FIOM a indiqué que celle-ci n'avait pas mentionné de retard dans le processus de rapprochement. L'action PSA a terminé en hausse de 4,3% hier (à 11,86 euros), tandis que celle de FCA a peu bougé (-0,60%) à 6,28 euros.

Les turbulences de marché provoquées par la pandémie ont fait caler plusieurs opérations de M&A dans l'automobile, comme l'acquisition de Navistar par Traton, la filiale de poids lourds du groupe Volkswagen, et les négociations entre les équipementiers Borgwarner et Delphi.

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