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Les fonds de private-equity n’arrivent plus à collecter l’argent dont ils ont besoin

Private Equity

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coronavirus Les fonds de private equity n’arrivent plus à collecter l’argent dont ils ont besoin

CORONAVIRUS. Selon les données officielles, Environ 3 600 fonds de private equity sont partis à la chasse aux investisseurs dans le but de lever plus de 860 milliards d’euros cumulés. Mais les portes se ferment, d’autant plus que leurs investisseurs traditionnels sont échaudés par les pertes qu’ils commencent à subir.
Poignée de mains 2
Poignée de mains 2

L’industrie du private equity fonctionne comme on fait du vélo. Si elle s’arrête elle tombe. Or elle a deux formes de recettes les frais de gestion collectés sur le montant des actifs gérés et un pourcentage sur les plus-values dégagées lors des cessions d’actifs, et donc reversées aux partenaires qui ont investi dans les fonds.

Or avec la crise du coronavirus, les fonds n’ont plus qu’une seule activité : tenter de sauver leurs participations affectées par les mesures de confinement, voire déposer le bilan de certaines sociétés dans lesquelles ils ont investi. Mais tout cela n’est pas très rémunérateur. Au contraire, c’est à la fois chronophage, cela entraîne des honoraires de conseil et d’avocats, et cela ponctionne les liquidités non utilisées de ces fonds ; ce qu’on appelle "la poudre sèche".

Une étude du fournisseur de données financières Preqin vient de nous informer, qu’en dépit de la crise et de la frilosité des investisseurs, pas moins de 3 600 fonds de private equity sont en phase de levées de fonds pour un montant estimé à 860 milliards d'euros. General Atlantic a récemment closé un nouveau fonds de 5 milliards. Blackstone a également clôturé un méga fonds. En revanche Ardian qui voulait lever 18 milliards pour un fonds consacré au marché secondaire du private equity n’a toujours pas réussi à convaincre les investisseurs ad hoc.

Tant le nombre de véhicules de collecte de fonds que le montant global qu'ils essayent de lever sont au plus haut niveau de ces dernières années, seulement dépassés par les chiffres enregistrés début 2019 : 3 749 fonds essayant de lever 972 milliards de dollars (soit 895 milliards d'euros), toujours selon Preqin.

Le principal problème auquel se heurtent les fonds de private equity, c’est que leurs investisseurs traditionnels raisonnent en classe d’actifs. Et dans cette classe d’actifs, où ils étaient surinvestis ces dernières années, ils ont subi et vont encore subir de lourdes pertes. Ils veulent donc, avant de réinvestir dans le private-equity connaître le montant définitif de l’addition.

Pendant ce temps-là on risque d’assister à une restructuration importante de cette industrie où les coûts fixes sont élevés et où des consolidations et des fusions seraient logiques. Avec également la création de davantage de fonds d’infrastructures consacrés aux hôpitaux et au système sanitaire, des secteurs résilients qui ont fait apparaître un net sous-investissement ces dernières semaines.

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