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Private equity

Private equity : des gérants plus transparents mais pas assez verts

Dans le traditionnel baromètre du private equity de Coller Capital, réalisé pendant la crise, les LPs se montrent satisfaits de l’effort de transparence des gérants, mais le changement climatique n’est pas assez pris en compte dans la classe d’actifs.
Coller Capital
Coller Capital

Pour sa 32ème édition, le baromètre Coller Capital a été réalisé entre le 10 février et le 27 mars, soit un moment de crise, où l’incertitude était particulièrement forte. C’est la raison pour laquelle le spécialiste de l'investissement secondaire en private equity a décidé de sortir de son baromètre les éléments financiers, comme les attentes en termes de performance et d’allocation au private equity, peu lisibles dans un contexte de fortes tensions sur les marchés.

Il n’en reste pas moins plusieurs enseignements intéressants sur leur analyse du marché et de leurs relations avec les gérants. Et en premier lieu, sur la transparence des gérants, alors que le non-coté est régulièrement critiqué pour son opacité. Dans cette période difficile, 82% des 113 investisseurs interrogés se sont dits satisfaits du niveau de transparence offert par les GP, signe de leur grande progression dans ce domaine. Ils sont néanmoins plus préoccupés par l’utilisation d’"add-backs", c’est-à-dire une révision des profits hors-Covid, qui augmentent le profil de risque selon eux. Cette transparence est en particulier liée à l’essor des bases de données sur le private equity (comme eFront ou PitchBook), qui fournissent des suivis de portefeuilles et surtout des performances et seront utilisés par 60% des LPs d’ici trois ans, selon Coller Capital.

Par ailleurs, dans un monde où l’ESG est sur toutes les lèvres, le sujet du changement climatique semble encore peu intégré par les investisseurs, selon le baromètre. L’Europe est plus avancée, dans la mesure où 77% des LPs ont une politique interne en place sur cette thématique (contre 52 % des LPs nord-américains et même 41 % des LPs asiatiques). Or, les investisseurs européens (65%) et même asiatique (77%) considèrent que leurs gérants ne prennent pas ce facteur assez en considération. Preuve du chemin qu’il reste à parcourir, 63% des LPs nord-américains ne prévoient pas d’échéance pour effacer leur empreinte carbone, tandis qu’un majorité d’européens (56%) prévoit de l’être d’ici 2030.

Parmi les autres requêtes, celles d’interactions entre investisseurs. 73% des LPs confondus aimeraient plus de contacts entre eux, et surtout 80% des nord-américains avec des investisseurs hors de leur zone, signe qu’ils veulent continuer leur diversification géographique même en plein coronavirus.

Enfin, la concentration du secteur est inéluctable. Les LPs s’accordent à dire (73%) qu’ils donneront toujours plus d’argent aux gérants les plus performants et les mieux installés, ce qui va encore augmenter la force de frappe de quelques "happy fews". Mais ils sont 39% à indiquer vouloir augmenter le nombre de relations avec des gérants, un chiffre en hausse de 6 points depuis 2012, ce qui peut donner les meilleurs espoirs aux nouvelles équipes en cours de formation. L’argent devrait continuer à couler à flots dans le non coté.

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