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Atos défie des marchés déprimés
Malgré les annonces d’Emmanuel Macron dimanche soir, le CAC 40 a commencé la semaine nettement dans le rouge. Les investisseurs se montrent de plus en plus fébriles, face à une résurgence de cas Covid-19, et notamment en Chine et dans de nombreux États américains qui ont rouvert leurs frontières. Mais dans ce contexte délétère, une valeur s’est illustrée ce lundi : Atos qui a gagné plus de 4% et est revenue à son niveau du 24 février dernier, et n’est plus qu’à 10% de son plus haut de l’année.
Quelles raisons expliquent ce rebond ? Tout d’abord, même dans un contexte difficile, le groupe de services informatiques continue de signer des contrats avec l’État. La semaine passée, il a annoncé avoir remporté un contrat de trois ans pour équiper la direction des achats de l’État de ses serveurs. La semaine précédente, il avait signé avec le département de ressources en information de l’État du Texas, et il est également en première ligne sur Gaia-X, un projet de plateforme cloud européenne visant à réduire la dépendance de l’Europe aux géants américains tech que sont les Gafa.
A ces nouvelles récentes, Atos combine deux atouts importants aux yeux des investisseurs, en particulier dans la période actuelle : une situation financière solide et un rendement attractif. Ainsi, il garde un flux de trésorerie disponible de 500 à 600 millions d’euros, contre 700 millions pré Covid-19, et sur le score-F de Piotroski, qui évalue la solidité financière des entreprises à travers une série de neuf critères, il obtient un score élevé de 7 sur 9. Par ailleurs, le rendement est particulièrement scruté par les marchés, à l’heure où le profil de croissance des entreprises cotées est remis en cause par la crise sanitaire et économique. Chez Atos, le rendement sur bénéfices (le rapport entre l’Ebit et la valeur d’entreprise) est à 6,4%, soit un niveau élevé au regard de ses comparables sectoriels et de la cote française.
Enfin, dans un environnement difficile pour les services, les plus grands acteurs des services informatiques que sont Atos ou Cap Gemini bénéficient de la récurrence de leurs contrats pluri-annuels et auprès de grands comptes. Raison pour laquelle ils devraient se montrer aussi plus résilients en Bourse que de plus petits concurrents comme Groupe Open, SII ou Metropole.
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