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Banques : baisse de 30% de la capitalisation boursière mondiales

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Banques : baisse de 30 % de leur capitalisation boursière mondiale

La crise économique liée à la pandémie a lourdement touché le secteur bancaire mondial, pesant sur les capitalisations boursières. Si plusieurs défis ont été relevés, la route reste longue.
Wall Street - New York - banques - Etats-Unis
Wall Street - New York - banques - Etats-Unis

Alors que la Covid-19 ne se répandait pas encore, le secteur bancaire mondial connaissait une augmentation de sa capitalisation boursière. Cette progression a été stoppée net. Les données présentées par Buy Shares dans une note montrent qu’entre le quatrième trimestre de l'année dernière et le deuxième trimestre de 2020, la capitalisation mondiale des banques a chuté de près de 30,32 %, passant de 8,97 billions de dollars à 6,25 billions de dollars.

Depuis 2016, c’est le premier trimestre 2020 qui a atteint le plus bas niveau de capitalisation enregistré pour les banques, avec 5.780 milliards de dollars. Inversement, la capitalisation la plus élevée a été atteinte au quatrième trimestre de 2017, à 9.320 milliards de dollars.

L’étude menée révèle également les performances les plus élevées et les plus faibles du Total Shareholder Return (TSR) des banques d'Europe occidentale sur le deuxième trimestre 2020. La banque néerlandaise ING a enregistré le rendement le plus élevé, à 29,6 %, suivi de BNP Paribas (28,6%), Crédit Agricole (26%), UBS Group (25%) et Crédit Suisse (24,6%).

En revanche, HSBC a enregistré les plus mauvais résultats avec -16,7 %, tandis que la Société Générale a enregistré un rendement de -3,6 % puis Lloyds Banking (-2,6 %), Banco Santander (-2 %) et Standard Chartered (-1,3 %). Le rendement total est important puisque pour les actionnaires, il est une mesure de la performance des actions de sociétés au cours d'une période donnée.

Comme tout secteur, le secteur bancaire a été touché par l’inquiétude générale et les difficultés économiques provoquées par l’épidémie. L’augmentation des créances douteuses et des prêts irrécouvrables a participé à la baisse de rentabilité du secteur, sans oublier l’augmentation des risques de crédit pour la plupart des banques. Mais parallèlement, les difficultés rencontrées par l’ensemble des autres secteurs économiques se sont greffés aux difficultés du secteur bancaire : "L'incertitude économique résultant de la crise sanitaire a un impact significatif sur l'économie réelle, et un effondrement de l'activité économique augmente les pertes sur prêts des banques".

En plus des obstacles de rentabilité, certains établissements de crédit ont volontairement suspendu leurs programmes de rachat. Plus encore, "une partie des autorités européennes a même exhorté les banques à suspendre toutes les distributions aux actionnaires ", précise la note. Cette suspension n'a pu qu’orienter à la baisse la capitalisation boursière des banques : un mauvais rendement des actions d'une société peut être gage de mauvaise performance.

Enfin, avec cette crise, la fermeture des agences bancaires et le fait que certains établissements ne possédaient pas de bonnes structures de banque en ligne, les banques traditionnelles ont dû céder des parts de marchés aux pure players de la banque en ligne et aux plateformes fintech.

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