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Unibail-Rodamco-Westfield, Xavier Niel, CalPERS

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Unibail-Rodamco : CalPERS soutient les contestataires

Deux grands fonds de pensions américains, CalPERS et SBA of Florida, vont voter contre le projet d'augmentation de capital présenté par la direction et pour la nomination de Léon Bressler, Xavier Niel et Susana Gallardo au conseil d'administration. Mais ces actionnaires pèsent peu et l'issue de l'AG reste très incertaine étant donné l'éparpillement de l'actionnariat.
CalPERS
CalPERS

Dans la course aux soutiens que se livrent le conseil d'administration d'Unibail-Rodamco-Westfield (URW) et le consortium contestataire "Refocus" avant l'assemblée générale extraordinaire du 10 novembre qui doit statuer sur l'augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros, le second camp vient d'engranger le soutien de deux investisseurs institutionnels aux noms flatteurs. En effet, CalPERS (la caisse de retraite des employés de l'Etat de Californie, l'un des principaux fonds de pensions au monde) et State Board of Administration of Florida (son homologue floridien) ont décidé de se prononcer en faveur de toutes les propositions du consortium, composé de Léon Bressler (le fondateur d'Unibail), Xavier Niel (fondateur et patron d'Iliad) et la femme d'affaires Susana Gallardo.

Concrètement, les deux institutionnels voteront contre l'augmentation de capital massive (résolution proposée par les dirigeants d'URW), alors que le cours de l'action est au plus bas, et en faveur de la nomination des trois contestataires au conseil d'administration de la foncière cotée.

Mais si les noms de CalPERS et, dans une moindre mesure, SBA of Florida pèsent symboliquement lourd, l'effet réel de leur ralliement est incertain - en effet, ils ne communiquent pas leur participation au capital. Ils ne font en tout cas pas partie des principaux actionnaires d'URW, dont la composition réelle est rendue difficilement lisible par la présence de comptes de transit, détenus notamment par des banques. Les principaux actionnaires sont, à la date du 11 mai, Blackrock (avec une participation de 7,7%), APG Asset Management (5%), State Street Global Advisors (4,9%), Citigroup Global Markets (4,8%) et Norges Bank (4%). Vu une telle dispersion, autant dire que les jeux sont très ouverts quant à l'issue du vote, en dépit des postures de confiance prises par chacun des camps.

On peut résumer (en caricaturant un peu) l'alternative soumise aux actionnaires ainsi : voter à l'aveuglette (car sans fourchette de prix) une prochaine augmentation de capital qui sera quoi qu'il en soit très dilutive, dans le cadre d'un plan de redressement ("Reset"), ou voter - comme le réclame le trio - en faveur de la vente d'un actif majeur du groupe (l'américain Westfield), également à l'aveuglette puisque ses promoteurs reconnaissent qu'il est invendable dans le contexte actuel et se donnent entre 2 à 3 ans pour y procéder, dans le cadre d'un plan de recentrage ("Refocus"). A moins que les actionnaires veuillent, tel le roi Salomon, couper la poire en deux et décident d'approuver l'opération de marché tout en nommant les trois trublions en qualité d'administrateurs.

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