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Un stylo, un briquet et un rasoir ne suffisent plus
Pour survivre à l’ère du non jetable et du zéro déchet, l’entreprise choisit de changer son image de marque en élargissant son panel de produits vendus. Le groupe Bic a dévoilé à l’occasion de sa journée investisseurs, son plan stratégique "Horizon" qui devrait lui permettre de générer un chiffre d'affaires annuel en croissance d'environ 5 % dans les années à venir. Ce projet est dans la continuité de son plan de transformation "Bic réinvente le futur" qui doit se terminer fin 2020, portant sur la réorganisation du groupe pour accroître sa productivité et son efficacité. La vocation de Bic est maintenant, selon les mots de Gonzalve Bich, de "créer des produits essentiels, de grande qualité, sûrs, abordables et dans lesquels chacun a confiance."
Du marché des stylos, la compagnie se tourne vers le marché de la papeterie beaucoup plus large, du marché des briquets vers celui de la "flamme" comprenant bougies, feux d’artifice etc. Afin de se développer dans ces catégories adjacentes et d’augmenter sa présence sur le marché du digital, le groupe a l’intention de procéder à des acquisitions ciblées avec une moyenne de 100 millions d'euros investis annuellement. La société a déjà signé cette semaine l’acquisition de Rocketbook, spécialiste américain des carnets intelligents réutilisables pour étendre son activité de papeterie digitale. La société a aussi procédé cette année à l’acquisition de la marque Bretonne Djeep connue pour ses modèles de briquets décorés afin de monter en gamme.
Un autre aspect du plan consiste en sa dimension environnementale. Le groupe a annoncé que d’ici 2025, 100 % de ses emballages seraient réutilisables, recyclables ou compostables, et que d'ici 2030, ses produits intégreront 50 % de plastique recyclé ou alternatif.
Dernier aspect de sa stratégie, dans le but de réduire ses coûts, un des enjeux pour le groupe est d’augmenter sa présence sur les marchés en expansion comme aux États-Unis et de fermer les usines dans des zones où la demande est faible pour optimiser son empreinte industrielle. Bic a déjà, à cet effet, fermé une usine en Équateur en mai dernier et est en train de fermer une usine en Inde, aucune autre fermeture d'usine n'est prévue à ce jour. La compagnie devrait générer selon son communiqué au moins 200 millions d'euros de flux nets de trésorerie par an en 2021 et 2022, et atteindre 50 millions d'euros d'économies annualisées à horizon 2022, dont 80 % seront réalisées en 2020 et 2021. Concernant sa politique de rémunération des actionnaires, Bic a pour objectif un ratio de distribution pour le dividende ordinaire compris entre 40 % à 50 % du bénéfice par action et des rachats réguliers d'actions.
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