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L’américain GIP sera-t-il mieux traité que le canadien Couche-Tard ?

Tandis que jusqu’à présent la bataille Suez se jouait entre français, un fonds américain, et des plus puissant, est maintenant candidat au rachat du capital de la compagnie des eaux.
GIP
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Global infrastructure Partners (GIP), est l’une des deux sociétés du consortium mené par Ardian, qui se propose comme acquéreur des parts de Suez. La société de capital investissement basée à New York a été fondée en 2006 par un ancien cadre de Credit Suisse, Adebayo Ogunlesi, un milliardaire nigérian proche de la Maison Blanche. Sa société qui gère environ 70 milliards de dollars d’actifs, est l’un des plus grands gestionnaires d’actifs en infrastructure au monde. C’est le 4e fonds que GIP vient de créer qui servira pour cette opération, "le plus gros fonds d’infrastructure jamais levé", selon une porte-parole du groupe Ardian joint par WanSquare. Les services environnementaux sont l’un de ses trois piliers en termes de choix d’investissement, et le traitement de l’eau en fait partie. Si Ardian occupe le devant de la scène, c’est donc le fonds américain qui a le plus d’expertise dans ce domaine. Preuve infaillible de sa légitimité : parmi les membres de l’équipe GIP figurent des anciens membres de la société rachetée par Suez, General Electric Water, dont son ancien directeur général Heiner Markhoff. Cette branche de l'américain GE est spécialisée dans le traitement des eaux.

Les modalités de l'acquisition

Pour l’instant il n’a pas encore été décidé de la structure de l’opération, "de nombreuses modalités sont possibles et elles dépendront de la solution construite par Suez et Veolia" selon la société Ardian. Tout dépend en réalité de si Veolia accepte de céder son bloc de 30 % du capital de Suez. Si c’est effectivement le cas, il est prévu qu’un dixième du capital de Suez soit racheté par ses salariés, et que les 90 % restant soient répartis entre les deux sociétés d’investissements qui sont "à parts égales" dans cette opération de capital. Finalement, et c’est de nature à rassurer le gouvernement, "le capital restera majoritairement français, car l’actionnariat salarié se renforcera et de grands institutionnels français pourraient rejoindre le consortium".

Un partenariat judicieux

Il existe déjà une relation de travail étroite entre les équipes des deux sociétés d'investissement, Ardian et GIP, qui ont travaillé ensemble en Espagne notamment, et qui partagent de nombreux projets en commun selon la porte-parole d'Ardian. Par ailleurs, "Ardian et GIP ont la même philosophie d’investissement, ce qui est clé dans notre partenariat" souligne-t-elle. Ardian apporte au consortium sa nationalité française, essentielle pour être considéré par les parties prenantes. GIP fait bénéficier ses collaborateurs de son expertise à l’internationale qui s’avéra utile pour aider au développement de Suez. On attend néanmoins avec intérêt ce que dira Bruno le Maire pour justifier son enthousiasme face à l’entrée d’un fonds étranger au capital d’une compagnie française, après s’être opposé à la prise de participation du Canadien Couche-Tard au capital de Carrefour.

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