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Morgan Stanley, BFI, banques américaines

Banques

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Morgan Stanley finit en trombe

La dernière bulge bracket américaine affiche des résultats records en 2020, portés par… la crise sanitaire. Elle suit le même destin que ses consœurs.
Morgan Stanley (Crédits : DR)
Morgan Stanley (Crédits : DR)

Dernière grande banque américaine à publier ses comptes annuels après JPMorgan et Citigroup la semaine dernière, puis Goldman Sachs et Bank of America mardi, Morgan Stanley a confirmé que 2020 a été excellente pour les banques de financement et d'investissement (BFI) dans le monde.

L'établissement américain affiche en effet une hausse de 57% de son bénéfice net au quatrième trimestre, pour atteindre 3,3 milliards de dollars, tandis que le chiffre d'affaires progressait de 26%, à 13,6 milliards. Ce alors que les analystes anticipaient en moyenne 11,6 milliards, selon le consensus Factset… Pour l'ensemble de l'année, Morgan Stanley bat tous ses records : il a même réalisé un bénéfice net de 11 milliards de dollars (+22%) et un chiffre d'affaires de 48 milliards (+16%).

Loin de stopper l'activité sur les marchés financiers, la crise sanitaire a au contraire provoqué la multiplication de certaines opérations : les émissions obligataires au premier chef (les entreprises devant absolument assurer leur liquidité alors que les échanges, donc la génération de cash, ont été gelés pendant deux mois), mais aussi les fusions-acquisitions (malgré un coup d'arrêt pendant le premier confinement) et les émissions de fonds propres et de quasi-fonds propres. Par ailleurs, la volatilité extrême des marchés (effondrement des Bourses suivi par un rebond paradoxal vers de nouveaux sommets) a également alimenté les activités de courtage (ou trading).

Ces dernières ont bondi de 32% au dernier trimestre, générant un revenu de 4,22 milliards de dollars - avec des progressions égales entre les actions et les obligations et le change. Dans les activités de conseil (M&A, introductions en Bourse et émissions primaires), l'activité s'est encore mieux portée : +46% à 2,3 milliards de dollars. Morgan Stanley a notamment su se placer dans le primaire actions : le montant des commissions tirées du primaire actions a ainsi flambé de 137%, à un milliard de dollars, porté en particulier par les introductions en Bourse géantes de sociétés de la tech qui ont eu lieu aux Etats-Unis. Le groupe a ainsi pu tripler son bénéfice avant impôt tiré des activités de BFI au quatrième trimestre, à 3,2 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'année, ce bénéfice s'est amélioré de 67%, à 9,2 milliards, tandis que les revenus progressaient de 27% à 26 milliards.

La gestion de fortune, autre pilier important de Morgan Stanley, s'est également bien comportée en dépit de la chute brutale des marchés actions en mars : les revenus ont progressé de près de 8% (à 19 milliards de dollars). Le pôle Gestion des investissements (qui regroupe la gestion d'actifs, moins sophistiquée et moins génératrice de marges que la gestion de fortune, et les investissements en fonds propres, moins générateurs de rendement étant donné le contexte) est en revanche la seule activité dont les revenus et le bénéfice ont souffert. Mais elle ne représente que 7,7% du chiffre d'affaires total de Morgan Stanley…

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