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Politique européenne

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Croissance : Bruxelles voit la lumière au bout du tunnel

La Commission européenne a publié ses prévisions de croissance d'hiver pour 2021 et 2022. Pour cette année, elles sont légèrement inférieures qu'escompté à l'automne dernier, du fait de la prolongation des mesures de confinement. Elles sont en revanche meilleures que prévu pour 2022 grâce à l'accélération de la campagne de vaccination, qui devrait enfin faire sortir le Continent de la crise. 
Bruxelles - Commission européenne
Bruxelles - Commission européenne

L'hiver sera difficile, mais la lumière au bout du tunnel est proche : c'est ainsi que pourraient se résumer les nouvelles prévisions de croissance économique de la Commission européenne. Bruxelles, qui misait à l'automne dernier sur une hausse du PIB de 4,1% dans l'UE cette année (et 4,2% en zone euro), a donc revu à la baisse ses estimations pour 2021 et n'anticipe plus que 3,7% de croissance (et 3,8% en zone euro), du fait de la persistance de la circulation du virus et des mesures de confinement instaurées dans de nombreux États. "Les perspectives à court terme sont plus faibles qu'anticipé l'automne dernier, alors que la pandémie a resserré son emprise sur le Vieux Continent", explique ainsi la Commission en guise d'introduction. La fin de l'année 2020 et le début de 2021 seront donc plus difficiles, mais l'accélération de la campagne de vaccination en seconde partie d'année devrait permettre aux États de relâcher les normes sanitaires, ce qui soutiendra la croissance. "L'activité devrait se reprendre modérément au second trimestre et de façon plus dynamique au cours du troisième trimestre, sous l'effet de l'accélération de la consommation privée et du commerce mondial", poursuit Bruxelles. Par ailleurs, si le contexte sanitaire est moins bon que prévu en cet hiver 2021, du fait du nouveau variant du virus notamment, le contexte macroéconomique s'est en revanche amélioré par rapport à l'an dernier. L'UE et le Royaume-Uni sont effectivement parvenus à un accord commercial post-Brexit et la validation du fonds de relance européen en fin d'année dernière devrait aider les États à repartir plus vite cette année. 

Une reprise inégale selon les États

Pour l'an prochain, Bruxelles est d'ailleurs plus optimiste qu'à l'automne dernier et anticipe une croissance de 3,8% en zone euro (contre 3% initialement prévus) et de 3,9% dans l'UE (contre 3% prévus à l'automne). L'accélération de la demande extérieure et la sortie de pandémie grâce au vaccin devraient ainsi permettre à l'UE de retrouver ses niveaux d'activité pré-Covid d'ici 2022, même si cette échéance varie selon les États. Ainsi, les pays qui ont le plus souffert de l'épidémie en 2020 mettront plus de temps à s'en remettre que les autres, malgré des niveaux de croissance importants cette année et l'an prochain : c'est le cas de l'Espagne, l'un des pays dont le PIB a le plus plongé l'an dernier, de -11% mais dont la croissance devrait atteindre 5,6% et 5,3% en 2021 et 2022. De même, l'Italie (dont le PIB a chuté de 8,8%) mettra plus de temps à regagner son rythme d'activité de 2019, malgré une croissance prévue de 3,4% et 3,5% pour 2021 et 2022. Pour la France, la Commission anticipe une hausse du PIB de 5,5% pour cette année, puis de 4,4%, contre 5,8% prévus à l'automne et 3,1%. Bruxelles a donc revu ses anticipations pour cette année en raison d'un quatrième trimestre faiblard lié au confinement de novembre et des nouvelles mesures de restrictions sociales mises en place depuis le début de l'année, qui devraient donner lieu à un PIB négatif au premier trimestre. 

Un scénario de croissance soumis à l'incertitude

Comme à l'automne, la Commission a néanmoins publié des scénarios alternatifs, en fonction de l'évolution de la pandémie. Premier cas de figure, positif pour l'économie européenne, la campagne de vaccination est plus rapide que prévu, encourageant une reprise de la consommation plus forte et boostant le tourisme, l'un des secteurs les plus affectés, au moment des vacances d'été. La croissance de l'UE atteindrait ainsi 5,25% cette année et 4% l'an prochain. Un scénario plus sombre est malheureusement tout aussi envisageable, prédit Bruxelles. Selon son scénario sombre, le retour de la confiance des ménages et la reprise de la consommation seraient plus lents que prévu, du fait de mesures de restrictions sociales qui se poursuivraient tout le second trimestre, voire au-delà. Dans ce cas, la croissance du PIB ne dépasserait pas les 2,25% cette année et serait de 3% l'an prochain.

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