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Pernod Ricard reprend des couleurs

Le groupe de spiritueux Pernod Ricard connaît un regain d’activité au second trimestre de son exercice décalé, constat qui lui vaut d’être optimiste pour la suite de son année.
Gin Malfy, Pernod Ricard
Gin Malfy, Pernod Ricard

Pernod Ricard est porté par le dynamisme retrouvé au cours de son second trimestre - qui s’étend du mois d’octobre au mois de décembre 2020 - dans les zones principales où le groupe est implanté, soit les États-Unis, l’Inde et la Chine."Le retour à la croissance de nos trois premiers marchés est particulièrement encourageant", souligne Alexandre Ricard, Président-directeur général du groupe.

Un regain de dynamisme après l'été

Sur la période, le spécialiste des vins et spiritueux connaît une croissance de ses ventes de 5 % aux États-Unis et de 13 % en Chine. Concernant l’Inde, après un premier trimestre en repli (-6 %), sa croissance s’est élevée à 2 % au second trimestre. Tandis que le chiffre d’affaires du propriétaire du whisky Jameson, de la vodka Absolut et du cognac Martell s’était contracté de 5,6 % entre les mois de juillet et septembre, ses ventes n’ont reculé que de 2,4 % (à périmètre et taux de change constant) au second semestre, si bien que son niveau d’activité sur la période s’élève à 4,98 milliards d’euros, en repli de seulement 3,9 % à périmètre et taux de change constants, au-dessus du consensus des analystes qui prévoyaient un recul de 5,5 % du chiffre d’affaires sur l’ensemble du semestre.

Une croissance qui ne se vérifie pas dans tous les pôles du groupe

Mais la branche "Travel retail" du groupe, soit les ventes réalisées par les clients dans les aéroports principalement dans la gamme duty-free qui représente les ventes à plus forte marge du groupe, est celle qui a le plus de difficultés à renouer avec son niveau d'activité prépandémique. En baisse de 57 % en glissement annuel, elle subit de plein fouet les restrictions de déplacements liées à la conjoncture. En excluant ce segment, la croissance du groupe repasse au-dessus de zéro (+1 %). Les ventes réalisées dans les bars et restaurants répertoriées dans le pôle "On-trade", continuent également d’être fortement perturbées, même si un report vers l'achat en magasin ("Off trade") est constaté, qui compense partiellement la perte de vitesse du "On-trade". En Europe, si certains pays au nord et à l’est de la France tirent les ventes vers le haut, les mesures de confinement en Espagne, France et Irlande se traduisent par un déclin global de l’activité du groupe sur la zone européenne (-5 %), du fait du repli de la vente en bars et restaurants. Étant donné la pauvre performance de son activité de "Travel retail" et de "On-trade", le géant des spiritueux a finalement dégagé un résultat net part du groupe de 966 millions d’euros, contre 1,03 milliard un an auparavant, au cours de la première moitié de son exercice décalé (des mois de juillet à décembre 2020).

Si le groupe reste prudent quant à ses prévisions, ne révélant pas de montant, il postule néanmoins que le dynamisme des ventes observé dans certaines zones est gage de retour à la croissance, "malgré un environnement volatil et incertain", comme l'explique Alexandre Ricard dans le communiqué du groupe diffusé ce matin. 

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