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Schneider Electric se concentre sur le verre à moitié plein
Schneider Electric, le géant français des équipements pour l’énergie et automatismes industriels, a publié ce matin ses résultats annuels : son bénéfice sur la durée de l’exercice s’élève à 2,1 milliards d’euros, en repli de 12 % pour un chiffre d’affaires de 25,2 milliards d’euros, en repli de -4,7 % à périmètre et taux de change constants. Si ces résultats peuvent paraître moroses, ils sont à interpréter à l’aune du retour à la croissance que le groupe a connu au second semestre, de 1 % à périmètre et taux de change constants, notamment grâce à la montée de la demande en équipements pour les centres de données et les produits connectés selon son P.-D.G. Cette reprise est aussi due à la croissance à deux chiffres de ses activités en Chine. La variation exacte n'a pas été dévoilée, le groupe a seulement révélé la variation de son niveau d'activité en Asie au second semestre, de 3,4 %. Enfin, le regain de dynamisme aux États-Unis a aussi contribué à compenser le recul de son chiffre d’affaires en Europe de l’ouest (-0,3 %) au cours de la même période.
Un changement de périmètre en faveur du digital
Si en dépit de la baisse de tempo que le groupe a connu en 2020, Jean-Pascal Tricoire, P.-D.G. du groupe, qualifie l’année de "remarquable", c’est à cause des transformations structurelles opérées par Schneider. En Inde, l’équipementier a finalisé l’acquisition de la branche électricité et automation du groupe Larsen & Toubro. Des accords de taille ont en outre été conclus par le groupe dans le domaine des logiciels ; en témoigne l’acquisition de RIB Software et de ProLeiT, l’investissement dans Planon, et la proposition d’acquisition d’ETAP et d’OSIsoft selon son communiqué.
Ces acquisitions devraient contribuer à renforcer le pôle logiciels et services dans le portefeuille du groupe, "ces activités [de logiciels et services] sont vraiment importantes car elles améliorent la relation client, catalysent la croissance, et augmentent la valeur de notre offre" selon Jean-Pascal Tricoire, qui précise que la part de cette branche, qui représente 17 % du chiffre d’affaires en 2020, est appelée à augmenter dans les années qui viennent. Ce segment est par ailleurs celui qui a connu la plus forte croissance au dernier trimestre de l’année 2020, en hausse de 5,8 %.
En parallèle de ces acquisitions, le groupe poursuit la mise en œuvre de son plan de cessions pour un montant compris entre 1,5 milliard et 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici fin 2022.
L’équipementier électrique prévoit un retour à la croissance cette année. Il espère une hausse de son résultat opérationnel ajusté comprise entre 9 % et 15 %, et une hausse de son chiffre d’affaires entre 5 % et 8 %. Le groupe a par ailleurs annoncé son intention de verser 2,60 euros par action, conformément à sa politique de dividende progressif, maintenu malgré la crise économique. Cette annonce semble satisfaire les investisseurs puisque son titre a gagné 1,5 % à l'ouverture de la Bourse, à 125,45 euros, et a poursuivi sa hausse au cours de la journée, se maintenant autour de 126 euros en milieu d'après-midi.
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