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Dassault-Aviation / Publication des résultats
La demande des États ne faillit pas Dassault Aviation
La pandémie, particulièrement accablante pour l'industrie aéronautique, n'a pas épargné le géant français du secteur Dassault Aviation. Le résultat net ajusté du groupe - ne tenant pas compte de la variation des valeurs des instruments de couverture de change - a diminué de plus de moitié, à 396 millions d’euros (-51 %), plombé par la baisse de la contribution du groupe Thales (dont Dassault Aviation détient 24,7% du capital), qui, à 231 millions d'euros, recule de 115 millions par rapport à 2019.
Ce recul de son profit manifeste aussi le poids des charges supplémentaires associées à la crise et la baisse du niveau d’activité du constructeur - ses ventes ont fléchi à 5,5 milliards d’euros contre 7,34 milliards d’euros en 2019. Dans le détail, concernant sa branche Défense, le constructeur aéronautique a respecté ses engagements, 13 Rafale ayant été livrés en 2020 selon ce qui avait été prévu. La pandémie a davantage touché sa branche aéronautique civile en perte de cadence depuis le début de la crise : 34 Falcon sur les 40 prévus ont été livrés, "certains clients ayant demandé de reporter leurs livraisons", avait précisé son PDG Eric Trappier le mois dernier dans un entretien accordé aux Echos.
La baisse de son profit est enfin la manifestation, dans une moindre mesure, du niveau de recherche et développement plus élevé que d’accoutumée portant sur le Falcon 6X et le programme Futur Falcon : le groupe a l’intention de livrer le premier exemplaire de son avion d’affaire Facon X fin 2022. Concernant son nouveau programme Future Falcon, une annonce est attendue "dans les mois ou semaine à venir", a déclaré Eric Trappier lors de la conférence de presse de ce matin.
Des perspectives améliorées par les commandes de la Grèce
Le PDG prévoit la livraison de 25 Falcon et de 25 Rafale pour cette année. Le carnet de commandes du groupe comprenait par ailleurs 62 Rafale - 28 pour la France et 34 pour l'export - et 34 Falcon à la fin de l’exercice 2020 : un carnet moins fourni que celui de l’année antérieure (contre 75 Rafale et 53 Falcon fin 2019). Il s'est toutefois enrichi en ce début d’année de 6 Rafale supplémentaires à la faveur de la commande de 18 appareils par la Grèce (dont certains appareils appartiennent à l’armée française) et de 12 Rafales commandés par la France pour remplacer ceux qui seront livrés à la Grèce. Dassault Aviation participe par ailleurs à plusieurs appels d'offres pour son segment défense, notamment en Suisse, en Finlande et en Croatie.
Si bien que, même si le constructeur aéraunotique prévoit une année 2021 encore profondément marquée par la pandémie, il anticipe une hausse de son chiffre d’affaires et versera un dividende de 12,3 euros par action, soit un ratio de distribution de 26%. Enfin, Dassault Aviation va diviser par 10 la valeur nominale de son action qui passera de huit euros à quatre-vingts centimes d'euros. Cette division du nominal aurait lieu au second semestre 2021. Mais la Place de Paris ne se satisfait pas de ces annonces : le titre de Dassault Aviation a reculé de 2 % ce matin, repli en Bourse attribué à la déception quant aux objectifs de 2021 qualifiés de "mitigés" par les anlaystes Oddo BHF.
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