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JCDecaux a traversé la pire année de son histoire

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JCDecaux a traversé la pire année de son histoire

Pour la première fois depuis sa création, le géant du CAC40 de la communication extérieure réalise une perte nette de plus de 600 millions d'euros.
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JCDecaux, l’entreprise familiale qui porte le nom de son fondateur Jean-Claude Decaux et dont le siège social est à Neuilly sur Seine, dévoilait ce matin ses résultats au titre de son exercice 2020, "l’année la plus difficile de son histoire depuis sa création en 1964" selon son communiqué. Le groupe spécialiste de la communication extérieure (sur mobilier urbain, dans les transports etc.) accuse une perte nette de 605 millions d’euros sur la période contre un bénéfice net de 265,5 millions d’euros en 2019. Son titre, après une ouverture en Bourse à 20,80 jeudi matin, s’est déprécié de 4,76 % au cours de la journée sous l’effet de la déception du marché.

Triste retour du sort : un an avant que ne se déclenche la pandémie, le groupe réalisait en 2019 ses meilleures performances depuis sa cotation en Bourse en 2001, son niveau d’activité de 3,5 milliards d’euros était en progression de 9,6 %. Une base comparative qui vaut à son chiffre d’affaires de s’être replié de 40,6 % au cours de l’année écoulée, à 2,3 milliards d’euros. Malgré cette forte baisse, sa marge opérationnelle est restée positive, à 141,6 millions d’euros. Mais tout à un prix. Afin de limiter ses dépenses, le groupe industriel français a eu largement recours au chômage partiel de longue durée ainsi qu'à un Plan de départ volontaire concernant 5 % de ses effectifs en France. Ces efforts, conjointement à d’autres minimisations de coûts et à une diminution de moitié de ses investissements (à 185 millions d’euros), ont permis d’absorber 59 % de la baisse de son chiffre d’affaires a estimé Jean-Charles Decaux, le président du directoire, fils du fondateur et codirecteur général au côté de son frère Jean-François Decaux.

Cette politique prudente perdure car le temps de la reconquête de ses bénéfices n’est pas arrivé pour le secteur de la publicité extérieure. Le groupe estime que son chiffre d’affaires a chuté de 40 % (à données comparables) au cours des trois premiers mois de l’année en cours, caractérisée par un retour à des mesures de restriction au déplacement et de confinement en Europe principalement.

Pour cette raison, sa croissance est très inégalitaire, suivant les zones où le groupe est présent. En Chine continentale - qui compte pour 20 % de ses activités et figure comme premier marché du groupe au côté de la France - la société a réalisé une croissance à deux chiffres selon Jean-Charles Decaux ; le groupe connaît également un rebond sensible de ses métiers aux États-Unis. Mais il continue à subir des pertes en Europe, principalement en France, en Italie et en Espagne. "Ce qui est préoccupant c’est que l'Europe redémarre plus lentement parce que nous sommes encore en retard en termes de vaccination" estime le P.-D.G qui s'est exprimé hier matin sur BFM Business.

Enclin à minimiser ses dépenses, le groupe avait annulé son dividende au titre de l’année 2019, la même mesure sera appliquée cette année. Mais le directeur reste optimiste dans son appréciation de l'avenir, "l’activité ne demande qu’à redémarrer" estime-t-il. Autre point positif : dans un contexte de grande difficulté pour le secteur de la communication extérieure, le dirigeant du groupe prévoit une consolidation du marché dont il pense pouvoir tirer parti.

 

 

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