Politique économique
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L'État prolonge avec les régions le succès du fonds d'accélération industriel
Lancé en novembre 2018, le programme Territoires d'industrie a trouvé tout son sens depuis la pandémie. Destiné à soutenir la "reconquête" des zones frappées par la lente disparition des (souvent mono-) industries traditionnelles en réunissant les acteurs publics et les entreprises pour lever les freins au développement économique, il se voit également légitimé et alimenté par le plan de relance né de la crise sanitaire. C'est la raison pour laquelle l'État a annoncé mardi le quasi-doublement du Fonds d'accélération des investissements industriels dans les territoires : il bénéficiera de 300 millions d'euros supplémentaires, apportés presque à parité par l'État et 12 régions. Concrètement, l'État mobilisera 157 millions d'euros, dont 141,5 millions sous forme de crédits régionalisés, tandis que les régions apporteront 141,5 millions.
Cette somme "permettra d'accompagner plus de 500 projets industriels, avec un potentiel de 15 000 créations d'emplois", souligne Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie. Sachant que chaque emploi industriel induit en moyenne trois emplois indirects. Précisément, le gouvernement estime à plus de 550 le potentiel de nouveaux projets ainsi accélérés.
Dans le cadre de France Relance - le plan de 100 milliards d'euros mis en place par le gouvernement pour "bâtir la France de 2030" - et s'inscrivant dans Territoires d'industrie, le fonds a été officiellement lancé en septembre dernier avec une dotation de l'État de 400 millions d'euros (complétée par des apports de certaines régions). Il finance des projets de développement ou de relocalisation industriels les plus importants pour les territoires en termes économiques, sociaux et écologiques.
À la date du 18 mars 2021, le fonds a accompagné 531 projets, qui ont mobilisé 270 millions d'euros de subventions sur l'enveloppe d'origine, selon la dernière recension communiquée mardi. Ce montant a permis de débloquer ou d'alimenter un total de 2,5 milliards d'euros d'investissements industriels. Quatre-vingt-dix pour cent de ces projets ont été portés par des PME et des ETI et 70 % l'ont été dans des territoires fragiles ou prioritaires en France, preuve de son ciblage adéquat, fait remarquer Agnès Pannier-Runacher.
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