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SMCP est en route vers 2025
Le groupe de "luxe accessible" propriétaire des marques Sandro, Maje, Claudie Pierlot, et de la marque De Fursac depuis 2019, a subi de plein fouet la crise. Les vente de ses 1 600 magasins répartis dans 41 pays ont diminué de 24 % en 2020 à 873 millions d’euros à périmètre et taux de change constants : son niveau d’activité a reculé jusqu'au bout, puisqu'en baisse de 19,4 % au quatrième trimestre en raison des nouvelles fermetures de magasins imposées en novembre et décembre en Europe. Ses efforts de stratégie de ventes et de baisse des coûts n’ont pas, pour autant, manqué leur cible. En est la preuve : son résultat opérationnel demeure positif, à 180 millions d’euros (- 39 %) et sa perte nette hors charges non courantes, se limite à 39,6 millions d'euros.
Sa stratégie d’abord. La forte accélération du e-commerce, dont les ventes ont augmenté de 27,6 %, a contribué à compenser l'impact de la fermeture des magasins. Les ventes en ligne du groupe de Maje et Sandro représentent ainsi 15 % de son chiffre d'affaires au cours du dernier exercice. Et le distributeur de luxe compte poursuivre sur cette lancée puisqu’il se fixe pour objectif – selon son plan stratégique présenté le 27 octobre dernier à l’occasion de sa journée investisseur - d’atteindre 25 % de ventes en ligne en 2025 : si, jusqu’à présent, ce sont essentiellement les inaugurations de boutiques qui assuraient sa croissance, il se tourne maintenant vers le digital et l’optimisation de ses points de vente.
Autre point fort : sa présence en Chine où ses ventes ont significativement rebondi au second semestre de l’année 2020, en hausse de 27,6 %, si bien que la croissance de son activité sur l’année dans l’Empire du milieu s’élève à 3,4 %. Daniel Lalonde, directeur général de SMCP, commente : "La reprise de l'activité en Chine depuis le mois de juin et la bonne gestion de nos coûts et de notre trésorerie nous ont permis de limiter l'impact de la crise". Le groupe qui a pour actionnaire majoritaire Topsoho, société détenue par le Chinois Shandong Ruyi, souhaite par ailleurs renforcer cette dynamique, faisant du développement de ses activités en Asie le deuxième pilier de son plan stratégique à horizon 2025. À l’issue de ces cinq années, la Chine devrait être son premier marché tandis qu'en 2020, l’Asie Pacifique ne comptait que pour 26,6 % du total de ses ventes contre 35,6 % pour la France et 27,2 % pour la zone Europe et Moyen-Orient.
Enfin, si le groupe a su limiter ses pertes, c’est grâce à la bonne exécution de son plan d’actions Covid-19 destiné à lui éviter plus de 100 millions d’euros de dépenses. Ce à quoi SMCP s’est tenu en partie en renégociant ses baux commerciaux, et en partie en ayant recours au chômage partiel. Il a par ailleurs obtenu un Prêt garanti par l’État (PGE) à hauteur de 140 millions. Le géant du textile reste pour autant prudent. "Compte tenu du niveau élevé d'incertitude [un tiers de son parc est encore fermé à ce jour, ndlr], il n'est pas pertinent à ce stade de communiquer des prévisions annuelles pour l'année 2021", indique SMCP.
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