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M & A :2021 démarre sur les chapeaux de roues

Le montant des fusions-acquisitions annoncées a atteint un record absolu pour un premier trimestre.
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Un premier trimestre record. C'est la performance affichée par le marché des fusions-acquisitions dans le monde entre les mois de janvier et mars 2021. Le montant total des opérations annoncées a atteint… 1 300 milliards de dollars, selon les statistiques réunies par Refinitiv, du jamais vu depuis que l'organisme a commencé à répertorier les opérations en 1980. Cela représente un bond de 93 % par rapport à la même période un an plus tôt, marquée il est vrai par le début de la pandémie. Le précédent record datait du premier trimestre 2000, peu avant l'éclatement de la bulle internet. Le nombre de transactions, lui, a progressé de 6 %, atteignant un sommet de ces trois dernières années.

Conséquence évidente de ces deux chiffres, le M & A a été porté par les opérations de grande taille : le cumul des transactions situées entre 1 et 5 milliards de dollars a plus que doublé par rapport au premier trimestre 2020, tandis que le montant des opérations supérieures à 10 milliards de dollars a, lui, progressé de 37 %.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, depuis qu'est passée la période du confinement strict entre les mois de mars et juin 2020, le marché des fusions-acquisitions traverse une période exceptionnelle, avec des valorisations à l'avenant. Les statistiques de Refinitiv montrent en effet que le montant des transactions a dépassé les 1 000 milliards de dollars depuis trois trimestres consécutifs (depuis le troisième trimestre de l'année dernière). C'est la quatrième fois en 40 ans qu'une telle séquence a eu lieu sur trois trimestres ou davantage.

La dynamique a été portée par les États-Unis, où la valeur des deals a été multipliée par 2,6 par rapport au premier trimestre 2020, pour atteindre 654,1 milliards de dollars. La zone Asie Pacifique progresse également de manière soutenue (+45 % à 206 milliards). La progression est plus calme en Europe, où elle atteint néanmoins 25 % (à 277 milliards de dollars).

Les tendances qui ont porté les transactions au second semestre 2020 : le contexte a amené de nombreuses entreprises à accélérer leurs mutations ou leur recentrage, provoquant un net appétit pour les cessions ou les acquisitions. Parallèlement, les liquidités dont disposent les fonds de private equity atteignent des sommets, tandis qu'un nombre croissant d'investisseurs institutionnels (fonds de pensions, assureurs…), à la recherche désespérée de rendement dans un univers de taux qui semblent perpétuellement bas, choisissent de prendre des participations dans des actifs, souvent aux côtés des acteurs du private equity. Un tel afflux d'argent ne peut qu'alimenter abondamment les arbitrages de portefeuille des entreprises. En témoigne par exemple les LBO annoncés récemment en France sur les français Cerba et Cooper-Vemedia, ou le belge Corialis.

La tendance est également favorisée par l'utilisation croissante d'un instrument financier, le Spac (Special purpose acquisition company, coquille vide introduite en Bourse dans l'objectif précis de réaliser une acquisition). Son usage a explosé aux Etats-Unis en 2020 et a continué au cours de ce premier trimestre : les Spac représentent ainsi 27 % de la valeur et 25 % du nombre d'acquisitions dans les transactions comprises entre 1 et 5 milliards de dollars. Ils émergent lentement en Europe.

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