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Faurecia poursuit sa route

L'équipementier, qui a confirmé l'ensemble de ses objectifs financiers à court et à moyen termes, affiche une croissance solide de ses revenus. Il pâtit toutefois de son exposition relativement limitée à la Chine, où son chiffre d'affaires a explosé.
Faurecia - logo
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La Chine est une bouée de sauvetage pour de nombreuses entreprises depuis l'éclatement de la crise sanitaire mondiale. Elle ne fait pas exception avec Faurecia, dont l'activité au premier trimestre 2021 a été solide. L'insolente reprise économique de l'Empire du Milieu a permis à l'équipementier automobile d'afficher au total une hausse de 12,2% de son chiffre d'affaires à périmètre et change constants (+9% à éléments courants), pour atteindre 4 milliards d'euros. C'est légèrement mieux que le consensus de prévisions des analystes, établi à 3,93 milliards d'euros. Signalons que la base de comparaison par rapport au T1 2020 était très favorable : le revenu avait alors reculé de 20% par rapport au T1 2019 en raison de la pandémie, alors aux conséquences très vives en Asie.

L'équipementier automobile - qui a dénoué le mois dernier ses liens capitalistiques avec PSA dans le cadre de la fusion du constructeur français avec l'italo-américain Fiat Chrysler pour former Stellantis - a en effet vu son chiffre d'affaires dans l'Empire du Milieu bondir de 87,6% par rapport au trimestre 2020, il est vrai marqué par les mesures de confinement très strictes décidées par Pékin, pour atteindre 670 millions d'euros. "Nos ventes ont dépassé les ventes pré-Covid", souligne toutefois son directeur général Patrick Koller, signe que le groupe ne bénéficie pas seulement d'un effet de base très favorable. En comparaison, les autres zones géographiques montrent un profil sans surprise moins flamboyant ; mais le chiffre d'affaires réalisé en Europe a tout de même progressé de 5% à périmètre et change constants entre janvier et mars (à 1,97 milliard d'euros), alors que le continent était encore peu affecté par la pandémie l'année dernière à la même époque. Quant à l'Amérique du Nord, le revenu a progressé de 0,9% en données constantes (à 952 millions d'euros), malgré un effet de base défavorable : l'économie de la région est actuellement encore convalescente, alors que les États-Unis, en particulier, n'avaient encore pris aucune mesure de restriction au premier trimestre 2020.

L'évolution du chiffre d'affaires au premier trimestre est légèrement inférieure à celle de la production (+12,2% contre +12,8% selon les données de marché d'IHS Markit, utilisées comme référence par le secteur automobile), ce qui est à ce titre une petite déception par rapport à l'objectif de Faurecia. Elle s'explique par une plus faible exposition de l'équipementier à la Chine : ce marché représente 17% de son chiffre d'affaires total au trimestre dernier, alors qu'il pesait pour 44% de la production. Un effet que Faurecia évalue à 900 points de base (pb). Mais en termes de croissance à périmètre et change constants, le groupe surperforme la production dans toutes les zones : de 1.730 pb en Asie, 590 pb en Europe, 540 pb en Amérique du Nord et de 1.610 pb en Amérique du Sud.

Faurecia estime que l'effet défavorable lié au "mix" géographique s'estompera dès le deuxième trimestre à mesure de la normalisation de la production à travers le monde et du démarrage de la production de nouveaux programmes dans son activité Sièges. C'est pourquoi il a maintenu son objectif de chiffre d'affaires minimum de 16,5 milliards d'euros en 2021, avec une surperformance à périmètre et change constants supérieure à 600 pb (pour une production mondiale évaluée à 76,6 millions de véhicules). Il prévoit aussi une marge opérationnelle d'environ 7% et un flux de trésorerie net proche de 500 millions d'euros. Il veut enfin réduire son ratio dette nette/Ebitda à moins de 1,5. Il a également conformé tous ses objectifs à plus long terme (2022 et 2025). Reste à espérer pour Faurecia que la pénurie de semi-conducteurs, sur laquelle le groupe admet avoir une visibilité limitée, ne vienne pas assombrir le tableau. La pénurie a coûté plus de 9 millions d'euros de revenus à sa division Clarion Electronics, soit 5% de ses ventes.

Malgré la déception des investisseurs probablement liée à la base de comparaison défavorable (l'action perdait 3,7% vers 17 heures), plusieurs courtiers estiment la publication de Faurecia "bonne", voire "très solide".

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