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Entreprises / Actions

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Kering : Gucci rassure

Le grand rival de LVMH a réalisé une croissance solide au premier trimestre 2021, affichant une progression par rapport à 2019.
Gucci - luxe - boutique - consommation - robe
Gucci - luxe - boutique - consommation - robe

Après les très bons chiffres d'activité du premier trimestre publiés par LVMH la semaine dernière, son principal concurrent Kering était attendu au tournant. Le groupe de François-Henri Pinault n'a pas failli. Son chiffre d'affaires a bondi de 26 % à périmètre et change constant (+21 % à données courantes) par rapport au premier trimestre 2020, pour atteindre 3,9 milliards d'euros.

Ce dépassement s'explique par une base de comparaison très favorable en Asie (la Chine en particulier s'est retrouvée sous confinement jusqu'en mars-avril), relativement défavorable en Europe (les mesures de confinement strict ayant été mises en place mi-mars 2020 mais des restrictions sont encore en place actuellement) et défavorable aux États-Unis, qui a annoncé des restrictions plus tardives l'année dernière. LVMH a lui publié un chiffre d'affaires en hausse de 30 % à données comparables pour la même période.

Kering a néanmoins complètement effacé le trou d'air de 2020 : son activité du début de 2021 est supérieure de 5,5 % à celle du premier trimestre 2019. Dans le réseau de boutiques en propre des maisons de luxe, l'Asie-Pacifique et l'Amérique du Nord ont été les fers de lance de la croissance de Kering. Son chiffre d'affaires a bondi de 83 % dans la première zone et de 46 % dans la seconde - alors que l'Europe de l'Ouest décline franchement (-34 %). Mais le groupe a également confirmé que les ventes en ligne devenaient un canal essentiel, y compris dans le luxe : son chiffre d'affaires électronique a plus que doublé d'une année sur l'autre (+108 %) : il représente désormais 14 % des revenus totaux.

La croissance de Kering a été rendue possible par la bonne tenue de Gucci, marque vitale pour le groupe puisqu'elle pèse 60 % de son chiffre d'affaires et 80 % de son bénéfice net. Les ventes de la maison italienne ont progressé de près de 25 % (à 2,2 milliards d'euros), alors que les analystes craignaient une faiblesse persistante après une seconde moitié d'exercice 2020 moins encourageante que pour ses concurrents en raison notamment d'une forte présence dans le wholesale (boutiques multimarques, centres commerciaux, duty free…) - le chiffre d'affaires wholesale a d'ailleurs chuté de 26 % au premier trimestre et le groupe a confirmé son intention de rendre la distribution de Gucci "plus exclusive". Mais par rapport à 2019 le chiffre d'affaires de la marque florentine est en retrait de 7 %, alors que la branche mode et maroquinerie de LVMH est, de son côté, en hausse de 37 %…!

Les autres marques phares (Yves Saint Laurent et Bottega Veneta) ont connu une progression similaire à Gucci au T1 ; en revanche, les marques plus confidentielles, regroupées dans le pôle "Autres Maisons", ont progressé de 33 %, en particulier grâce aux performances "remarquables" d'Alexander McQueen et Balenciaga, et à la "trajectoire exceptionnelle" du joaillier Qeelin…

"Si 2021 devrait encore être marquée par les effets de la crise sanitaire, la stratégie, le positionnement et la créativité de chacune de nos Maisons leur permettront d'exceller dans le contexte actuel", estime François-Henri Pinault.

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