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Vincent Bolloré, Arnaud de Puyfontaine, média, édition

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Vivendi porté par UMG et Editis

UMG a confirmé son dynamisme après un quatrième trimestre 2020 plus terne, tandis qu'Editis a profité de plusieurs succès de librairie.
Vivendi - siège
Vivendi - siège

Vivendi avait déjà une bonne nouvelle à montrer au marché cette semaine : le jugement du tribunal de Milan lui a donné raison mardi dans le litige qui l'oppose depuis cinq ans à Mediaset et la famille Berlusconi, en rejetant en première instance deux des trois recours intentés par le camp transalpin et en condamnant Vivendi à verser 1,7 million d'euros, au lieu des 3 milliards réclamés par les plaignants - éloignant ainsi le risque juridique associé aux ambitions italiennes du groupe français.

Mais hier soir, un deuxième motif de satisfaction a été présenté : son activité pour le premier trimestre 2021. Le géant des médias et du divertissement a publié un chiffre d'affaires en hausse de 5 % à périmètre et change constants (+0,8 % à éléments courants), atteignant 3,9 milliards d'euros. Un montant conforme aux attentes des analystes (3,91 milliards selon le consensus Factset).

L'essentiel de la croissance a été portée par Universal Music Group (UMG), dont les revenus se sont appréciés de 9,4 % en organique (+2,2 % en données courantes) à 1,81 milliard d'euros. La progression est d'autant plus notable que ses revenus du premier trimestre 2020 avaient été gonflés par un produit lié à un litige sur des royalties numériques. Le dynamisme d'UMG est de bon augure dans la perspective d'une possible distribution de la majorité de son capital aux actionnaires de Vivendi et de la cotation à la Bourse d'Amsterdam à l'automne. UMG est actuellement évaluée à plus de 30 milliards d'euros. Ses revenus au premier trimestre ont été portés tant par le streaming et les abonnements (+19,6 % à éléments constants) que par les ventes physiques (+14,8 %). La progression de 5,4 % de ses revenus au quatrième trimestre 2020, moins dynamique que les trimestres précédents, avait suscité une certaine déception.

Autre bonne nouvelle, la filiale d'édition Editis s'est redressée grâce à plusieurs ouvrages à grand succès, après une année 2020 rendue difficile par le confinement. Son chiffre d'affaires a bondi de 40 % au premier trimestre, à 163 millions d'euros. Une performance qui "n’est pas uniquement liée à un effet de comparaison favorable avec le premier trimestre de 2020 et le début du confinement en France puisque le chiffre d’affaires d’Editis progresse de 20,1 % à taux de change et périmètre constants par rapport au premier trimestre 2019 retraité", précise le groupe dans son communiqué.

En outre, le groupe de publicité et de communication Havas a commencé à redresser son profil après une année 2020 très difficile en raison de la coupe des annonceurs dans leurs dépenses de marketing. Son chiffre d'affaires progresse de 0,8 % à périmètre et change constants (-4,2 % en données publiées), à 502 millions d'euros.

La progression du groupe Canal + en 2020 ne s'est en revanche pas reproduite, son chiffre d'affaires restant stable à 1,36 milliard d'euros, en raison notamment d'une baisse du marché publicitaire liée à la troisième vague de restrictions. Parmi les autres actifs de Vivendi, Gameloft et Vivendi Village restent affectés par la pandémie, le premier par l'absence de lancements de nouveaux jeux, le second par les restrictions liées aux spectacles.

Concernant la croissance externe, qui pourrait apporter un surcroît de croissance, Vivendi se garde de se prononcer sur les dossiers qui circulent sur la Place : la chaîne M6 et la division Hachette du groupe Lagardère, dont Vivendi est le premier actionnaire.

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