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Remondis, Suez, services aux collectivités, eau, déchets, recyclage

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Remondis pourrait remplacer Ardian au capital du futur Suez

Le groupe allemand, proche de la Caisse des dépôts, propose de prendre 20 % du groupe Suez en recomposition, sachant que le fonds Ardian s'est retiré du projet. Il pourrait monter jusqu'à 40 % au cas de retrait de GIP.
Philippe Varin, président de Suez
Philippe Varin, président de Suez

La recomposition du capital de Suez, dans le cadre de l'OPA de Veolia, intéresse bien au-delà de nos frontières. Le groupe allemand de recyclage et de gestion de l'eau Remondis a en effet annoncé samedi avoir proposé à Philippe Varin, le président de Suez, et à Bertrand Camus, son directeur général, de prendre une participation d'au moins 20 % au capital du "nouveau" Suez, qui sera issu de ses activités qui n'intéressent pas Veolia (soit tout le pôle français, R & D comprise, ainsi que plusieurs actifs internationaux, représentant au total 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Il est même prêt à monter jusqu'à 40 % du capital si besoin était, aux côtés des fonds d'infrastructures Meridiam - français - et GIP - américain - et de la Caisse des dépôts (CDC).

Remondis remplacerait alors le fonds de capital-investissement français Ardian, qui avait à l'origine formulé une offre concurrente à celle de Veolia (mais non ferme) avec GIP, avant que l'ensemble des protagonistes s'accordent sur un schéma commun : Meridiam (à qui Veolia avait prévu à l'origine de vendre l'activité Eau de Suez en France) devait détenir 40 % du nouveau Suez, GIP et Ardian 20 % chacun, la CDC et les salariés se répartissant le reste. Mais Ardian s'est retiré des discussions le mois dernier, n'étant pas satisfait du périmètre retenu in fine pour le nouveau Suez. Dans son communiqué, Remondis indique être "prêt à souscrire des actions à hauteur de 20 %, celles initialement destinées aux investisseurs européens mais rendues disponibles après le retrait d'Ardian et à augmenter sa participation jusqu'à 40 % du capital".

Une éventuelle arrivée de l'industriel allemand devra évidemment se négocier avec tous les partenaires, pas uniquement les dirigeants de Suez. Depuis l'annonce du retrait d'Ardian, Meridiam s'est également déclaré être prêt à acquérir plus de 40 % du capital du groupe.

L'approche de Remondis est logique. Numéro un allemand dans les mêmes secteurs que Suez, il affiche une taille proche de celle du nouveau Suez (8 milliards d'euros pour 30 000 employés). Plus important encore, son actionnaire - le conglomérat familial Rethmann - est proche de la Caisse des dépôts : il possède 34 % du capital du groupe de transport français Transdev, tandis que la CDC en détient 66 %. Une participation que Rethmann avait acquise auprès de… Veolia en 2018. Dernier élément qui pourrait rassurer Suez, ni Remondis, ni Rethmann ne sont cotés, ce qui protège d'éventuelles pressions d'actionnaires activistes.

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