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Christophe Périllat franchit une nouvelle étape chez Valeo
La nomination hier de Christophe Périllat en qualité de directeur général délégué et d'administrateur de Valeo, dans le cadre de l'assemblée générale de l'équipementier automobile, n'est pas une surprise. Mais elle n'en marque pas moins une étape essentielle dans l'organisation de la succession de Jacques Aschenbroich à la tête de Valeo et l'évolution de sa gouvernance, qui prévoit la scission prévue en 2022 des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général.
Selon le plan de succession présenté le 27 octobre dernier, Christophe Périllat prendra la fonction de directeur général en janvier de l'année prochaine, tandis que Jacques Aschenbroich - directeur général depuis 2009 et PDG depuis 2016 - conservera la présidence du groupe jusqu'à la fin de son mandat, en mai 2023. C'est dans cette perspective qu'à l'occasion de la publication de ce projet, Christophe Périllat, alors directeur des opérations, avait été nommé directeur général adjoint.
La transition en douceur prévue à l'origine se déroule ainsi sans accroc. Elle s'inscrit également dans le long terme, avec un futur patron qui sera âgé de 56 ans l'année prochaine. "J'accompagnerai [Christophe Périllat] comme président avec pour seule ambition que cette succession soit exemplaire en une période de rupture dans le monde automobile. […] Sa connaissance de Valeo et du monde automobile, sa connaissance de nos clients, sa vision stratégique, en font indubitablement le meilleur candidat pour exercer ces fonctions", a déclaré Jacques Aschenbroich hier devant les actionnaires. Allusions aux mutations liées à la voiture électrique, aux nouveaux usages de la voiture, aux nouvelles mobilités, au véhicule autonome ou connecté, sans parler des risques géopolitiques qui ont démontré leur pouvoir de nuisance ces dernières années dans la sphère économique - en particulier l'automobile, souvent victime collatérale des guerres commerciales.
Christophe Périllat avance en terrain connu. X-Mines, il est entré chez Valeo en 2000. Il a ainsi participé à l'opportun virage de l'équipementier vers l'électrification et les systèmes d'aides à la conduite. Des évolutions que Christophe Périllat est prêt à élargir au-delà de l'automobile traditionnelle - comme les vélos électriques, avec un système d'assistance présenté l'année dernière, ou la voiture sans permis Ami de Citroën.
Son défi principal sera sans doute de faire en sorte que Valeo tire rapidement les premiers fruits financiers de ses choix face à des investisseurs et des actionnaires qui s'impatientent - en particulier le joint-venture Valeo Siemens eAutomotive dans l'électrification à haute tension, qui continue d'engranger les commandes mais aussi de peser sur les comptes.
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