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Pierre & Vacances suscite l'intérêt des fonds anglo-saxons

Le groupe Pierre & Vacances s’oriente vers un sauvetage de ses activités grâce à des capitaux étrangers et lance donc une recherche pour trouver de nouveaux investisseurs. Au terme de la première phase de cette opération, seuls des fonds anglo-saxons auraient répondu à l'appel de Pierre & Vacances.
Pierre & Vacances - logo
Pierre & Vacances - logo

Frappé de plein fouet par les conséquences de la pandémie, Pierre & Vacances se rapproche d'une solution capitalistique avec des fonds d'investissement, avec lesquels le groupe français de centres de loisir est en discussion depuis le début de l'année. Selon Les Echos, les Américains HIG et Certeres auraient confirmé leur volonté de prendre part à l’opération, tout comme la société de gestion alternative Davidson Kempfer Capital Management. En revanche, aucun investisseur privé français ne se serait à ce jour mis sur les rangs, toujours selon le quotidien économique, malgré les appels du pied du président fondateur Gérard Brémond, qui, le mois dernier, avait évoqué une quinzaine d’investisseurs français, américains et même chinois. L’engagement de Bpifrance - filiale de la Caisse des dépôts - n’est cependant pas encore exclu.

Bonne nouvelle, les besoins de capitaux de Pierre & Vacances semblent moins importants que prévu initialement. En effet, ces derniers avoisineraient finalement les 350 millions d’euros selon plusieurs sources citées par Les Echos, alors que des montants supérieurs à 500 millions avaient précédemment été évoqués.

Le temps presse pour Pierre & Vacances. Le groupe va rapidement devoir rembourser une partie des 300 millions d'euros d'emprunts accordés en mai dernier par les banques pour assurer ses besoins de liquidité - que le capital qu'apporteraient les fonds servirait notamment à rembourser. La situation est d’autant plus délicate que l’emprunt est soumis à une contrepartie : les banques auraient réclamé la mise sous garantie de Center Parcs, qui représente environ 85 % de l’excédent brut d’exploitation (EBE) de Pierre & Vacances. Pour ne rien arranger, une procédure de conciliation avec les bailleurs du groupe, ouverte en février, est toujours en cours.

Une autre difficulté de Pierre & Vacances concerne les résultats financiers catastrophiques qu'il enregistre, les pires de son histoire : une perte nette de 342 millions d'euros au premier semestre de son exercice 2020-21, qui succédait à une perte de 336 millions pour l'exercice annuel 2019-20. En effet, le groupe de résidences de loisirs a été heurté de plein fouet par la crise sanitaire, en raison des confinements consécutifs, des restrictions de déplacement et des fermetures administratives. La pandémie a donc mis un coup d'arrêt brutal à leurs activités, contraignant le groupe à fermer les portes de ses différents établissements et à souscrire un Prêt garanti par l'Etat (PGE) de 240 millions d'euros l'année dernière.

Après de nombreux mois de difficultés financières, il est donc grand temps pour le groupe Pierre & Vacances de trouver un ou plusieurs investisseurs afin de sortir de la spirale infernale que le groupe subit depuis le début de la crise sanitaire. La question de l'intervention d'éventuels apporteurs français se pose avec d'autant plus d'acuité que l'ampleur des besoins en capitaux du groupe risque de diluer très fortement l'actionnaire principal Gérard Brémond, qui contrôle deux tiers des droits de vote de son groupe avec un peu moins de 50% de son capital.

Pierre & Vacances n'a pas été en mesure de répondre à la sollicitation de WanSquare à l'heure où nous bouclons.

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