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ManoMano poursuit sa montée en puissance

Les 355 millions de dollars levés par la start-up lui permettent d'afficher une valeur de 2,6 milliards, un niveau rare pour les licornes françaises.
Philippe de Chanville et Christian Raisson, co-fondateurs de ManoMano - Crédits : Eric Piermont / AFP
Philippe de Chanville et Christian Raisson, co-fondateurs de ManoMano - Crédits : Eric Piermont / AFP

ManoMano renforce en fanfare son statut dans le club restreint mais grandissant des licornes françaises. Et la plate-forme de bricolage ne fait pas les choses à moitié : en ayant réussi une nouvelle levée de fonds internationale de 355 milliards de dollars (300 millions d'euros) qui lui donne une valeur totale de 2,6 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros), elle intègre d'emblée le podium des start-up françaises les mieux valorisées. ManoMano a en réalité gagné son statut de licorne (à partir d'un milliard d'euros de valeur) l'année dernière, via une levée de fonds de 125 millions de dollars, mais la valorisation totale n'avait pas été rendue publique.

Le tour de table (de "série F") a été mené par la société de capital-risque Dragoneer Investment Group, familier des start-up à très forte croissance, certaines étant même devenues des poids lourds de la cote (Airbnb, Slack Technologies, Spotify…). La plupart des actionnaires historiques ont pour leur part réinjecté du capital, comme le fonds souverain singapourien Temasek (entré en 2020), les fonds américains General Atlantic et Kismet Holdings, ainsi que les Français Eurazeo, la banque publique d'investissement Bpifrance et le fonds de venture hexagonal Aglaé Ventures, de même que le luxembourgeois Armat Group (fondé par les français Jean-Paul Gut et Edouard Ullmo).

Acteur de l'économie numérique surfant sur la vague déjà ancienne du retour des activités manuelles, ManoMano est un habitué des levées de fonds. En dehors de celle de cette semaine et des 125 millions de dollars collectés en 2020, la start-up avait déjà réuni 110 millions en 2019, 60 millions en 2017, 13 millions en 2016, deux millions en 2014 et 600 000 euros en 2013. Depuis sa création en 2012, elle aura donc levé un total de 725 millions de dollars.

ManoMano a également bénéficié des confinements liés à la pandémie, qui ont fait exploser la demande pour le bricolage et la rénovation - ce qui explique sans doute l'engouement des investisseurs.

Manomano ne cache pas ses ambitions de croissance effrénée. Elle compte "doubler la taille de ses équipes en recrutant 1 000 nouveaux talents d'ici à la fin de 2022". L'objectif reste le même que lors du tour de table précédent : poursuivre son "expansion européenne, en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni", "renforcer son offre BtoB en Espagne et en Italie" et "développer son réseau logistique européen" outre-Rhin, outre-Manche et en Belgique. Rentable en France pour la deuxième année consécutive, ManoMano aspire à l'être durablement sur ses cinq autres marchés, après l'avoir "aussi été pour la première fois lors du pic de ventes de 2020".

La jeune société traite un volume d'affaires (valeur totale de la vente des marchandises sur son site) de 1,2 milliard d'euros, pour 50 millions de visiteurs uniques par mois, sur un marché européen pesant environ 200 milliards d'euros pour les particuliers et autant pour les professionnels. Elle réalise 40 % de son chiffre d'affaires (non divulgué) hors de France.

Avec la nouvelle méga-levée de ManoMano, le segment des start-up françaises poursuit sa montée en puissance et intéresse des investisseurs de stature internationale. Le mois dernier, la spécialiste des cryptoactifs Ledger était parvenue à lever 380 millions de dollars, affichant une valorisation de plus de 1,5 milliard.

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