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Ils et elles feront le monde d'après - Julie Chapon

Feuilleton de l'été / Julie Chapon / Edhec / Yuka / Benoît Martin / François Martin

Feuilleton de l'été
Julie Chapon / Edhec / Yuka / Benoît Martin / François Martin

exclusif Ils et elles feront le monde d'après - Julie Chapon

EXCLUSIF. Cette jeune femme de 34 ans, diplômée de l’EDHEC, est à la tête de Yuka, une application innovante qui permet de scanner le code-barres des produits alimentaires et cosmétiques pour connaître leur impact sur la santé. Au côté de ses deux partenaires et amis, François et Benoît Martin, elle a comme objectif de déconstruire le marketing des marques. Et cette ambitieuse, dont l'application a connu un rapide succès, ne compte pas s'arrêter là.

Née dans les Yvelines, Julie Chapon est admise, après son Bac en 2005, grâce à son parcours scolaire brillant, en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Sainte-Croix de Neuilly. “La prépa ça apprend à travailler de manière intense et efficace, ça m’a beaucoup apporté en termes d’efficacité et en termes de capacité d’apprentissage” a-t-elle confié. Par la suite, elle intègre l’Edhec Business School de Lille, où elle fait notamment une année de césure avec un stage chez Nestlé et Mondelez en marketing. À sa sortie de l'école, intéressée par la transversalité du secteur du consulting, la jeune femme rejoint le cabinet de conseil Wavestone où elle travaille surtout sur des projets de transformation digitale. Une expérience professionnelle de 5 ans qui, “en termes de compétences, n’a rien à voir avec ce que je fais actuellement chez Yuka, mais cela m’a apporté en capacité à structurer mon travail et à bien m’organiser.” elle poursuit, “dans le fond en revanche, travailler dans un cabinet de conseil ne m’a pas apporté énormément par rapport à ce que je fais aujourd’hui”.

C’est au printemps 2016, que tout commence, le jour où son ami Benoît Martin, perdu dans la lecture des étiquettes au milieu de toute cette jungle alimentaire, se dit que ce serait pratique d’avoir un outil permettant d’analyser automatiquement les compositions des produits. Ce dernier vient donc parler de cette idée à son frère François et à son amie Julie qui se trouvent "séduits par le concept”. Les trois amis n’hésitent pas une seconde et se lancent en participant à un concours de start-up, le Food Hackathon. “C’est vraiment lors de ce hackathon que nous avons eu le déclic pour Yuka.” avoue-t-elle, après avoir fini à la première place du classement. Alors convaincus que leur idée répond à un vrai besoin, ils se lancent pleinement dans le projet et développent Yuka durant toute l’année 2016 : “En parallèle du développement du projet, on avait toujours chacun un travail à côté donc on se retrouvait le soir ou le week-end pour travailler ensemble”. C’est en janvier 2017 que l’équipe décide de lancer l’application avant d’enfin se mettre à plein temps sur Yuka.

“En termes d'employés, la croissance de Yuka s’est faite assez progressivement”, en revanche, pour ce qui est du nombre d'utilisateurs de l'application, Yuka a connu une croissance rapide. Toutefois, Julie Chapon précise qu’elle n’a pas ressenti de pression, ni de grandes de difficultés suite au lancement du projet. “Au début, il n’y avait que trois personnes à manager pendant une longue période” et c’est plus tard, au fur et à mesure, qu’ils ont commencé à recruter pour agrandir leur petite équipe, bien qu'ils restent, volontairement, en petit effectif. Elle avoue même qu’ils ont tous les trois plus ou moins appris “sur le tas” plein de compétences comme le management. “Sur les trois, on était quand même deux à avoir déjà de l’expérience dans de grandes entreprises donc on savait ce qu'on n'avait pas envie de reproduire en termes de management”, à savoir "un management plus humain et bienveillant que ce qu'on avait connu dans ces grosses structures".

Pas de pression, ni d’appréhension d'un possible échec, la jeune entrepreneuse est toujours restée sereine à l’idée de se lancer dans l’entreprenariat, elle se disait, “si cela ne marche pas, on fera autre chose". “Venant du monde du conseil, un milieu qui recrute facilement, je savais personnellement que si Yuka ne marchait pas, je n‘aurai normalement pas trop de difficulté à retrouver du travail” ajoute-t-elle.

Aujourd’hui présente dans 12 pays, l'application a plus de 24 millions d'utilisateurs et bénéficie d'un grand succès. Ce projet qui la passionne lui prend beaucoup de temps mais cette dernière fait de son mieux pour concilier vie professionnelle et personnelle. La jeune entrepreneuse essaye de commencer tôt le matin pour pouvoir donc rentrer plus tôt et s’occuper de son bébé le soir. “Et je ne travaille quasiment jamais le week-end, c’est une règle que l’on s’est tous fixée pour toute l’équipe”. C’est un rythme à prendre mais c’est conciliable". Elle poursuit, " Honnêtement, entre Yuka et mon fils de 5 mois, je n’ai pas vraiment de temps disponible pour faire quoi que ce soit en dehors. J’essaye quand même de faire du sport dès que j’ai une minute de libre"! Hormis Yuka, Julie Chapon est en revanche une adepte du mouvement zéro déchet qui l’intéresse vraiment. Elle souhaite même inculquer ce concept au sein de l’équipe Yuka !

Où sera-t-elle dans 10 ans ? Difficile de répondre pour cette jeune trentenaire qui se projette uniquement à court ou moyen terme. "J'espère seulement que, dans un an, Yuka aura contribué à faire bouger les choses, plus que l’on ne l’a déjà fait aujourd'hui à la fois sur la partie santé et la partie environnement avec récemment le lancement de l’éco-score sur l’application."

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