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Banques

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ukraine La Société Générale quitte la Russie

UKRAINE. En cédant la totalité de sa participation dans Rosbank, la Société Générale, toujours en activité depuis le début du conflit en Ukraine, quitte définitivement la Russie.   

Sous pression depuis le début du conflit en Ukraine, la Société Générale a annoncé tôt ce matin se retirer entièrement de Russie. Comment ? Par des actions aussi simples que radicales : la banque rouge et noire a révélé cesser dans les prochaines semaines toutes ses activités de banque et d’assurance sur l’ensemble du territoire russe. Pour cela, la banque a signé un accord "en vue de céder la totalité de sa participation dans Rosbank ainsi que ses filiales d’assurance en Russie à Interros Capital, le précédent actionnaire de Rosbank", selon les termes du communiqué publié tôt ce matin. 

Cette annonce surprise a un coût (non négligeable) pour la Société Générale : la banque chiffre l’impact négatif à 3,1 milliards d’euros, soit "la dépréciation de la valeur nette comptable des activités cédées (~2 milliards d’euros)" et "un élément exceptionnel non-cash sans impact sur le ratio de capital du Groupe, (~1,1 milliard d’euros), correspondant à la reprise normative en compte de charge de la réserve de conversion." La Russie a toujours été un gros marché pour la Société Générale, représentant l’année passée jusqu’à 2,8% du produit net bancaire et 2,7% du résultat net du groupe. Mais avec l’éclatement de la guerre en Ukraine et le retrait de nombreuses entreprises et banques françaises, la position de la Société Générale était devenue intenable. 

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