Feuilleton de l'été / Clémence Fallet / Bredin Prat
Feuilleton de l'été
Clémence Fallet / Bredin Prat
Ils et elles vont construire le monde d'après – Clémence Fallet
"Le raisonnement juridique est passionnant, en l’appliquant avec créativité à la diversité des dossiers".
Issue d’une famille de pharmacien et professeur d’université parisiens, Clémence Fallet sait très vite qu’elle s’inscrira dans des pas différents de ceux des siens. "Au sortir du bac, j’ignorais ce que je voulais faire mais je savais que je n’allais pas m’inscrire à la faculté de pharmacie", explique-t-elle à WanSquare.
Très bonne élève, l’avocate intègre HEC après deux ans de classes préparatoires. C’est à Jouy-en-Josas que la jeune femme éprouve un coup de foudre pour le droit : "le cours d’initiation m’a particulièrement plu", se rappelle-t-elle. De ses propres mots, elle doit beaucoup à cette institution, c’est notamment pour cela qu’elle y enseigne aujourd’hui – ainsi qu’à l’université Paris Dauphine.
Et pour cause, au-delà de l’environnement intellectuel particulièrement enrichissant dont elle est porteuse, la prestigieuse école de commerce sera également l’occasion pour la jeune femme d’y rencontrer ses amis les plus chers et le père de ses trois enfants, la personne la plus importante de sa carrière : "il a été d’un soutien incroyable, je n’y serais pas arrivée sans sa présence", affirme-t-elle.
Pur produit Bredin Prat
En parallèle, elle suivra un cursus à l'Université Paris XI Jean-Monnet dont elle sortira diplômée en même temps qu’HEC (Majeure Stratégie Juridique et Fiscale) en 2006 avec un Master 2 de droit des affaires et fiscalité. Des stages chez White & Case, Bredin Prat et Skadden ne feront que renforcer son attrait pour le droit des affaires. L’examen du barreau passé avec succès, elle prêtera serment à l’automne 2008.
C’est peu de temps après qu’elle intègre, en qualité de collaboratrice, l’un des cabinets ayant particulièrement nourri ses désirs de devenir avocate d’affaires : Bredin Prat. "Ce n’est pas un hasard si j’y ai fait deux stages, l’ensemble des associés auprès de qui j’ai évolué m’ont beaucoup portée et inspirée", déclare-t-elle.
Les débuts se montrent très intenses. "Je me souviens avoir été aux prises pendant deux ans avec le plan de sauvetage de la banque Dexia pour le compte de l’Etat français", indique l’avocate. "Initialement, ma courbe d’apprentissage a été très importante, j’ai été très vite responsabilisée, autonome, envers les clients et cela a été une vraie chance", ajoute-t-elle.
Diversité
La jeune femme a de plus l’occasion de toucher à tout. "Les avocats d’affaires sont souvent considérés comme des ‘médecins généralistes du droit’. Aussi, tant les fusions-acquisitions que le private equity, le capital risque ou les problématiques de gouvernance sont au cœur de mes missions", précise Clémence Fallet, qui se réjouit de la large diversité de dossiers qu’elle est amenée à traiter.
Nommée associée en 2017, Clémence Fallet a eu l’occasion d’être impliquée sur bon nombre d’opérations d’envergure en quatorze ans chez Bredin Prat. C’est ainsi qu’elle fut conseil, entre autres, d’Ingenico à l’occasion de l’offre publique d’échange amicale lancée par le groupe Worldline (7,8 milliards d’euros), Direct Énergie, dans le cadre de l’offre publique lancée par Total (1,4 milliard d’euros), FilorgaInitiatives, dans le contexte de la cession de 100% des Laboratoires Filorga à Colgate-Palmolive (1,495 milliard d’euros) ou encore Schneider Electric à l'occasion de son offre publique sur l’éditeur de logiciels I.G.E.+X.A.O..
Et cette mordue de théâtre se voit toujours chez Bredin Prat dans dix ans. "Transmettre est très important pour moi. J’espère que je saurai former les jeunes collaborateurs qui m’entourent au cabinet ainsi qu’il se doit", avance-t-elle.
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