Feuilleton de l'été / Adrien Couret / Aéma / Assurance / MACIF
Feuilleton de l'été
Adrien Couret / Aéma / Assurance / MACIF
Ils et elles vont construire le monde d'après - Adrien Couret
"Pour moi, l’exigence est une règle".
Adrien Couret, l'actuel directeur général d'Aéma, ne le cache pas, ni à lui ni à personne : "Si on pense que l’on peut faire et décider seul à la tête d’un groupe comme Aéma, ça ne marche pas. Ce serait contraire à l’ADN des mutuelles. Mon rôle, c’est de coordonner les énergies".
Aéma est issu du rapprochement entre les deux puissants groupes leaders de l'assurance, la Macif et Aésio. Il en a pris les rênes dès sa création, le 1er janvier 2022, et depuis, enchaîne les projets et se montre attentif aux demandes des sinistrés et élus qu’il accompagne. Sa plus grande ambition ? Être là pour ceux qui en ont besoin.
L'assureur multiplie aussi les responsabilités de taille avec énergie mais humilité : président du réseau alumni d'HEC, vice-président de l’Association des assureurs mutualistes (AAM), père de famille, Adrien rappelle que l’écoute et la bienveillance envers autrui sont primordiaux pour lui : "Si on veut imaginer ce que seront nos entreprises demain, il faut lever la tête du guidon, sortir de sa bulle, ouvrir ses horizons, écouter les autres. Ce n’est pas une perte de temps, c’est être en phase avec la vie réelle."
Un élève aux mille rêves
Fils de profs, il s'est tracé, sans grande surprise, un parcours sans faute. Passé par les classes préparatoires du lycée Saint-Louis à Paris, il découvre avec bonheur les librairies du quartier latin et fait l'expérience des joies parisiennes. Résultat des courses, "j'ai réussi le concours et ce n'était pas vraiment un hasard. J'étais dans les premiers de ma promo. Mais ce que je retiens de mes années de prépa c'est plus la richesse des relations que j'ai nouées avec des personnes qui sont, aujourd'hui encore, chères à mes yeux. J'y ai rencontré des amis proches. Ma femme. Humainement, c'était une expérience incroyable".
Il passe alors à travers les mailles des concours et intègre la première école de commerce d'Europe, la prestigieuse HEC. Dans ses murs, il y développera son esprit d'équipe, ses habilités financières mais au début, il ne se sent pas à sa place : "J'ai débarqué dans un monde ouvert sur le monde et l'international et ai appris tellement de choses... Au début, j’étais un peu perdu avec le monde de l’entreprise. La discipline de travail, la curiosité m’ont permis de me faire de nouveaux codes. HEC m'a fait grandir dans tous les sens du terme".
Une vocation profonde pour le professorat
Alors pour quel but Adrien Couret se donne autant ? Au fond de lui, il s'est toujours destiné à l'enseignement : " Je voulais être prof, vraiment. C'était un vrai rêve. En primaire, je voulais être professeur des écoles, au collège, prof de collège, au lycée, prof de lycée et ainsi de suite", remarque le directeur général d'Aéma. "Peut-être que je m'y mettrai plus tard, j'affectionne la transmission et le don de soi". Il explique que, lorsqu'il filait ses bons jours à HEC, il a renoncé à un voyage Erasmus pour une mission de soutien scolaire à Trappes, dans les Yvelines. "Je voulais me rendre utile. J'aime tendrement la transmission et dans ces quartiers difficiles où tout progrès d'un élève est déjà significatif, l'enseignement que j'ai prodigué m'a paru une nécessité, autant pour ces enfants que pour moi".
Tombé sous le charme de la Macif
Après l'obtention de son diplôme en 2007, il se dirige vers l'univers des assurances, contrairement à ses camarades de promotion qui lui préfèrent celui des banques d'affaires. "Le plus gros nom, la plus grosse paye, ce n’était pas mon truc." Et de fait, en 2009, il rejoint la Macif, qu'il ne quittera plus vraiment. "J'ai eu un coup de foudre", dit-il avec un grand sourire. La Macif est entrée dans sa vie à un moment où le jeune cadre était dans en quête de sens : "Pour moi, la Macif est une entreprise au service sincère des assurés. J'avais besoin de quelque chose qui symbolise cette économie solidaire dont je suis un profond convaincu. J'ai été attiré par l'humanisme de cette entreprise qui fidélise ses salariés et leur permet de gravir les échelons".
Et pour les gravir, Adrien débute en tant que chargé de projets au secrétariat général de la Macif puis grimpe avec vélocité l'échelle de l'entreprise, jusqu'à atteindre, en mai 2019, le poste de directeur général de la société.
Cette fidélité qui susciterait presque de l'attendrissement, il la demande également à ses salariés : "Je suis la preuve que la Macif promeut une ascension en son sein. Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes, 95% des sociétaires restent dans l'entreprise d'une année à l'autre".
La fidélité paie toujours. Le premier janvier 2021, Adrien Couret est nommé directeur général d'Aéma. Sous l'égide de l'ancien assureur et grâce aux efforts fournis par les équipes, le groupe se classe aujourd'hui 5ème groupe d'assurances en France et soutient 11 millions de personnes dans l'Hexagone. "Nous avons beaucoup travaillé pour y arriver. Aujourd'hui, les chiffres le montrent : la persévérance est la plus grande des qualités qu'on peut attendre d'un jeune cadre".
Un empathique sans concession
Cette ascension irrésistible, Adrien Couret la doit à son adaptation et à son empathie : "Dans un monde de concurrents qui investissent massivement dans les innovations, il faut faire le poids. C'est une obligation. Je suis très exigeant avec moi-même et le suis aussi avec mes collaborateurs car c'est en donnant constamment le meilleur de soi qu'on arrive à de grandes choses".
Lorsque l'on entreprend de parler de ses hobbies, le dirigeant confie ne pas vraiment en avoir : "Le temps qu'il me reste en dehors de mon travail, je le dédie à ma famille. Mes enfants sont encore petits et être auprès d'eux est crucial pour moi".
Une fibre musicale
"Je ne fais plus de saxophone, mais plus jeune, j'étais très bon ! J'ai dû me séparer de mon groupe car je n'avais plus de temps à y consacrer mais je m'y remettrai ! J'apprécie toujours énormément le jazz, évidemment. Ça me fait vibrer". Si le directeur ne trouve pas assez de temps libre pour s'adonner à ses passions les plus anciennes, il parvient quand même à plonger dans la piscine du coin lorsque son emploi du temps le lui permet. Un bol d'air frais qu'il ne prend que très rarement, son poste de directeur lui tenant trop à coeur.
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