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Le champagne français pétille à l’international / Malgré de bonnes vendanges, prudent optimisme pour 2023
L’attrait pour le champagne français ne se dément pas. Les maisons françaises, en 2022, n’ont pas démérité quant à leur rayonnement en dehors de l’Hexagone : "L’export [sur l’année], avec 187,5 millions de bouteilles, progresse de 4,3 % en un an. Il confirme sa prépondérance par rapport au marché national", souligne en effet le Comité interprofessionnel du vin de Champagne. Ainsi, ajoute l’organisme interprofessionnel de la filière, la part des exportations dans les ventes s’est appréciée de 45 % à 57 % en dix ans.
Sur l’année 2022, l’explication se trouve évidemment du côté de la réouverture des frontières. Le contexte post-pandémique, qui a entraîné celle des boîtes de nuits et des restaurants, a profité à la filière et a "accompagné les consommateurs dans le monde qui se sont réjouis de la fin des confinements, ont retrouvé le goût de la fête, des sorties, des voyages", commente David Chatillon, président de l'Union des Maisons de Champagne. Ce qui se reflète dans les résultats des composantes du secteur.
Vranken-Pommery Monopole, qui a publié jeudi ses résultats annuels, a vu son chiffre d’affaires progresser de 11 % à 334,5 millions d’euros. Le part d’export y représente 67 % de son activité : alors pour maintenir l’équilibre "un tiers en France, deux tiers à l’export", indique la maison, 3 millions d’euros d’investissements commerciaux dans les grandes enseignes ont été réalisés. Du côté de chez Lanson-BCC, le constat est le même. La société a réalisé en 2022 un chiffre d'affaires en progression de près de 7 %, à 289 millions d'euros. Là, encore, la structure de l'activité fait la part belle aux exportations : si les facturations ont progressé de 2,4 % dans l'Hexagone, l'amélioration enregistrée hors de France s'affiche à 11,3 %. Plus particulièrement sur le champagne, la progression des ventes en valeur a bondi de 15,1 % à l'export (contre 3,6 % en France).
L'export soutient les volumes
Et tandis que les volumes vendus de champagne reculaient de près de 2 % en France, ils grimpaient à l'extérieur de 4 %. Si "la majorité des maisons du groupe affichent de belles performances, en particulier Lanson", commente le cabinet Oddo BHF, "seules les maisons Burtin et Chanoine frères, majoritairement exposées à la grande distribution, sousperforment. Un changement de gouvernance de cette dernière est en cours, l’objectif est notamment d’accélérer son internationalisation".
L'année passée aura, de plus, été synonyme de vendanges fructueuses pour le marché du champagne. Alors que 2021 avait été marqué par des aléas climatiques et de faibles volumes de récoltes, 2022 aura été, en comparaison, "salutaire", souligne Lanson-BCC : "quasi idéale sans gelée majeure, sans grêle et sans maladie".
De quoi, donc, répondre à l'avenir à une demande bien installée et qui, à ce stade, reste solide sur les principaux marchés à l'export. Pour autant, du fait de la durée de fabrication, cette embellie des vendanges en 2022 ne permettra aux volumes de se reprendre que d'ici 3 ou 4 ans, prévient en revanche Lanson-BCC.
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