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ID Logistics
ID Logistics sur les chapeaux de roues / Une stratégie tournée vers l’international qui paie
Le numéro un français de la logistique contractuelle a le vent en poupe. Cité comme repreneur de l’un des grands entrepôts logistiques du distributeur Casino actuellement en pleine restructuration, le groupe connaît une dynamique commerciale qui ne se dément pas.
Son chiffre d’affaires de l’année 2023, publié jeudi, s’est élevé à 2,75 milliards d’euros, en hausse de 10,7%, au-dessus des attentes des analystes, d’où la hausse de 5% enregistrée le jour même par son cours de Bourse. Sachant que la valeur est entrée l’an dernier au SBF 120, l’indice des 120 entreprises les mieux classées de la Bourse de Paris en termes de capitalisation et de liquidité, témoignant de l’ascension de cette entreprise encore relativement jeune, puisque née au début des années 2000.
Et, fait notable, l’accélération observée au quatrième trimestre, au cours duquel les facturations de l’entreprise se sont accrues de 14,5%, pour atteindre 776,2 millions d’euros, a été réalisée en dépit d’un marché domestique, la France, toujours mal orienté. Son chiffre d’affaires y a reculé de 5,9% au quatrième trimestre et de 4% sur l’ensemble de l’année.
L’entreprise présidée par Eric Hémar récolte en effet les fruits du virage à l’international qu'elle a pris ces dernières années. C’est cette expansion à l’export, cohérente s’agissant d’un groupe de logistique, qui lui a permis de connaître au quatrième trimestre 2023 une croissance de 34,1% aux Etats-Unis, "grâce notamment au bon démarrage du contrat avec Amazon", note le bureau Oddo BHF. Tandis qu'en Europe (hors France), la croissance de 10,5% a été portée par la Pologne, où l’acquisition de Spedimex a généré de fortes synergies, ainsi qu’en Italie et au Royaume-Uni, marchés où le groupe s’est implanté respectivement en 2022 et 2023.
ID Logistics, qui a démarré 22 nouveaux contrats en 2023, dont quatre en France et 18 à l’international, a notamment gagné plusieurs appels d’offres majeurs au quatrième trimestre avec le brasseur AB Inbev en France (deux entrepôts), Carrefour en Italie et plusieurs entrepôts aux Etats-Unis. Et s’il ne fournit pas de prévisions pour 2024, "il pourrait encore bénéficier d'une vingtaine de démarrages [de contrats] en 2024 assurant une croissance organique encore soutenue ", note le cabinet TP Icap Midcap.
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