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Asset, Management

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Parfois trop, souvent pas assez… l’investissement responsable est un sujet de débat / Un nécessaire exercice de clarté pour les gestionnaires d'actifs

Alors que la question de l’investissement responsable s’est largement politisée aux États-Unis et que la réglementation de la finance durable en Europe fait couler de l’encre, le secteur semble toutefois avoir gagné en maturité. Mais pour se développer sur de bons rails et que les clients finaux fassent leur choix de manière éclairée, la transparence de la part des gestionnaires d’actifs devra sans doute être accrue.
(Photo by Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Et si un retour de bâton était en fait une bonne nouvelle ? Alors que l’investissement responsable s’est imposé dans les pratiques des acteurs de la finance, en conséquence d’une reconnaissance des enjeux climatiques et environnementaux, d’une réglementation du secteur de la finance durable et d’un soutien sociétal accru, l’approche ne fait pourtant plus toujours consensus.

Trop modérée, nécessitant d’aller au-delà des considérations de matérialité financière d’un côté, trop prédominante et enfreignant les obligations fiduciaires de l’autre : si les arguments diffèrent, les dernières convictions d’investissement responsable pour 2024 d’Amundi pointent des multiples réactions négatives dans certaines régions du monde, difficiles à ignorer.

Les statistiques prouvent pourtant que la pratique est largement démocratisée. De fait, selon les chiffres de Morningstar, 67 % des détenteurs d’actifs estiment désormais que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont devenus un élément d’autant plus essentiel de leur politique d’investissement.

 

Bien implanté dans le paysage

 

Alors pas de quoi s’inquiéter, pointe le gestionnaire d’actifs. Car les réactions négatives à ce propos pourraient en fait être considérée comme un signe de maturité. D’une part, elles sont la preuve qu’un changement s’opère, estime Amundi. D’autre part, elles démontrent aussi que les propositions de valeur et que les engagements des entreprises ont besoin d’offrir davantage de clarté.

Restera donc au secteur de la gestion d’actifs d’être force de proposition. "S’il est important de suivre l’évolution des lois, des attitudes et des politiques, et d’évaluer en permanence l’impact de ces développements, il est devenu encore plus crucial pour le secteur de clarifier les propositions de valeur faites au niveau des produits et les engagements pris au niveau de l’entreprise", pointent les convictions d’investissement responsable d’Amundi.

Car la pratique englobe de multiples objectifs, différentes méthodologies de mises en œuvre, divers degrés d’intensité et s’appuie aussi sur diverses croyances en matière d’investissement. Mais les intérêts des clients doivent primer : il faudra donc tout d’abord être clair sur les objectifs des produits d’investissement et sur la manière dont les caractéristiques de durabilité sont intégrées dans les processus d’investissement, sur leur degré d’intensité, ou encore sur la politique de l’investisseur en matière d’engagement et de vote des entreprises. De quoi, sûrement, permettre au client final de faire des choix plus éclairés, en fonction de leurs préférences… tout en suivant de près le travail des régulateurs, qui ont un rôle clé à jouer afin d’imposer cette transparence et de fournir un cadre commun.

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