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Des banques françaises désormais dans le top 10 mondial du financement des énergies renouvelables / Un quadruplement des crédits verts en 3 ans
Souvent attaquées sur leurs financements de projets d’énergies fossiles, les banques se sont pourtant bel et bien mises au vert. Comme vient de le faire constater la Fédération Bancaire Française (FBF), le montant des crédits verts et durables aux bilans de banques a augmenté de 50 % en un an. Il est en effet passé de 216 milliards d’euros en 2022 à 337 milliards d’euros l’année dernière, soit un quadruplement sur trois ans.
"En matière de financement des énergies renouvelables, les banques françaises s’inscrivent dans une dynamique de place exemplaire qui les place parmi les 10 meilleurs acteurs mondiaux", note la fédération présidée par Nicolas Namias. L’année dernière, leurs encours dans le domaine se sont établis à plus de 73 milliards d’euros, soit une croissance de 74 % par rapport à 2021. Et sur le marché de l’arrangement d’obligations vertes et durables, ces mêmes banques figurent aussi parmi les leaders mondiaux, avec 100 milliards d’euros structurés pour le compte de clients au cours de l’année 2023.
A cet engagement vert s’ajoute en parallèle, selon la FBF, l’exposition des banques françaises au secteur des hydrocarbures. Celui-ci a diminué de 16 % en 2023. Si bien que le poids des énergies fossiles dans les bilans des banques françaises se situe désormais à des niveaux très faibles : 0,02 % pour le charbon thermique, quand il représentait encore plus d’un quart de l’énergie consommée dans le monde et plus du tiers de la production électrique mondiale, selon l’Agence internationale de l’énergie. Le poids des hydrocarbures ne représente plus que 0,73 % des bilans, en baisse de 16 % en un an, passant de 78 milliards d’euros en 2022 à 66 milliards d’euros en 2023. Ce faisant plus aucun établissement financier ne figure dans le top 10 mondial du financement des énergies fossiles. "Ces évolutions notables sont positives, même si les banques françaises savent qu’il reste beaucoup à faire", constate la FBF.
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