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Entreprises / Actions

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La France, premier pays européen pour les rachats d’actions en 2023 / BNP Paribas et TotalEnergies en tête des entreprises françaises au niveau mondial

Si, selon la société de gestion Janus Henderson, la tendance des rachats d’actions des 1 200 plus grandes capitalisations boursières fut (plutôt) à la baisse dans le monde l’année dernière, la situation fut tout autre en Europe.  Et notamment en France où le montant total a progressé de plus de 14 %, et ce grâce entre autres aux programmes engagés par BNP Paribas et TotalEnergies.
BNP Paribas (Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas via AFP)
BNP Paribas (Photo by Stephane Mouchmouche / Hans Lucas via AFP)

Une baisse en trompe-l’œil. En 2023, les rachats d’actions mondiaux ont chuté de 14 % en glissement annuel, pour atteindre les 1 112,1 milliards de dollars, soit un niveau inférieur au total de 2021 (1 116,2 milliards de dollars). "Toutefois, cette baisse part d’une base d’une très élevée et laisse le total annuel bien au-dessus des niveaux d’avant pandémie", constate Janus Henderson qui a analysé les programmes des 1 200 plus grandes entreprises mondiales en termes de capitalisation boursière.

 

Shell, en tête du classement hors Etats-Unis

 

Dans l’ordre, si aux Etats-Unis, les rachats d’actions ont chuté́ de 159 milliards de dollars l’année dernière, (- 17 % sur un an), ce sont pourtant bien les entreprises américaines qui ont le plus racheté́ leurs propres actions dans le monde, pour un montant total de 773 milliards de dollars. Dans le détail, les entreprises technologiques ont certes été celles qui ont le plus réduit leurs dépenses, avec 69 milliards de dollars de moins qu’en 2022 - et parmi elles, Microsoft et Meta en baissant leur programme de près d’un tiers et Apple d’un septième. Il n’en reste pas moins que cette dernière reste en tête du classement mondial émis par Janus Henderson avec 77,6 milliards de dollars de rachats d’actions en 2023. Microsoft est 3e avec 22,2 milliards de dollars et Meta 4e avec 19,8 milliards de dollars.

En dehors des États-Unis, les entreprises britanniques ont été les plus grandes acheteuses de leurs propres actions avec 64,2 milliards de dollars dépensés, soit une baisse là aussi relative de 2,6 % par rapport à̀ 2022. La palme revient à Shell – premier au classement mondial hors Etats-Unis- avec 14,6 milliards de dollars, soit près d’un quart du total britannique, souligne la société de gestion. "Mais Shell a fortement réduit ses achats en 2023, tout comme BP, BAT, Lloyds et un certain nombre d’autres grandes entreprises britanniques de premier ordre. Les augmentations significatives d’HSBC, Barclays et d’autres ont presque compensé́ ces réductions, ce qui explique la légère baisse globale pour l’année ", précise Janus Henderson.

 

146 milliards de dollars en Europe

 

En Europe, la situation fut tout autre. Les rachats d’actions semblent y être même de plus en plus généreux pour la société de gestion. Dans l’ensemble de la région, le montant total versé a augmenté de 2,9 % pour atteindre 146 milliards de dollars en 2023. Toutefois, ce comportement est loin d’être homogène d’un pays à l’autre. Ils ont par exemple atteint un niveau record en Italie (11,2 milliards de dollars, sous l’impulsion d’Unicredit et de Stellantis), en Espagne (14 milliards de dollars grâce à Santander, Iberdrola et Telefonica), en Norvège (6,6 milliards de dollars grâce Equinor), et en Belgique (0,6 milliard de dollars, du fait notamment d’AB-InBev et KBC).

A l’inverse, la baisse la plus importante a été enregistrée en Suisse, où la majorité des entreprises ont réduit leurs rachats. "C’est Nestlé qui a eu l’impact le plus important, en réduisant presque de moitié son programme, qui s’élève à 5,8 milliards de dollars", constate la société de gestion.

 

BNP Paribas au 21e rang mondial

 

L’on notera cependant que la Suisse est restée l’année dernière la nation où la valeur des actions rachetées a été la plus élevée, avec 27 milliards de dollars, derrière la France qui se classe en tête des pays européens. De fait, dans l’Hexagone, les rachats d’actions se sont élevés à 33,1 milliards de dollars, soit une progression de 14,2 % en glissement annuel, mais un montant qui reste toutefois inférieur à celui de 2021 (35,6 milliards de dollars). 

Et selon Janus Henderson, sur les 1 200 plus grandes capitalisations boursières au niveau mondial, BNP Paribas (9,4 milliards de dollars) et TotalEnergies (9,2 milliards de dollars) sont les entreprises françaises qui se sont livrées le plus à l’exercice, se classant respectivement au 21e et au 22e rang mondial. "De nombreuses entreprises utilisent les rachats comme une soupape de sécurité, un moyen de restituer l'excédent de capital aux actionnaires sans fixer des attentes de dividendes qui pourraient ne pas être viables à long terme. Cette pratique est particulièrement appropriée dans les secteurs cycliques tels que le pétrole ou la banque", explique Ben Lofthouse, responsable de l'équipe Global Equity Income chez Janus Henderson. 

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