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Publication des résultats

Les entreprises européennes surprennent favorablement au premier trimestre / Une solide saison des résultats, prélude à une possible accélération

La saison des résultats du premier trimestre 2024 se caractérise par de bonnes surprises en matière de bénéfices en Europe, tandis que les chiffres d’affaires s’avèrent globalement conformes aux anticipations. En croissance séquentielle pour la première fois depuis longtemps, les résultats des entreprises européennes pourrait voir leur redressement prendre de l’ampleur au cours de la seconde partie de l’année, pour peu que la BCE réduise ses taux.
Les résultats des entreprises européennes surprennent positivement - Photo by CAIA IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / NEW / Science Photo Library via AFP
Les résultats des entreprises européennes surprennent positivement - Photo by CAIA IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / NEW / Science Photo Library via AFP

La saison des résultats des entreprises européennes pour le premier trimestre 2024 n’est pas achevée mais il ressort déjà qu’elle sera positive. Sur les 64% d’entre elles, représentant 76% de la capitalisation boursière du STOXX 600, qui avaient publié leurs comptes en milieu de semaine dernière, les bonnes surprises ont été majoritaires : 61% des entreprises ont dépassé les attentes du consensus, avec au total, des bénéfices qui se situent 7% au-dessus des attentes des analystes, observent les stratégistes de Deutsche Bank. Par comparaison, une entreprise sur deux seulement avait fait mieux qu’attendu au quatrième trimestre 2023.

Au regard de la baisse de 11% sur un an des résultats du premier trimestre 2024 par rapport au premier trimestre 2023, parler de reprise pourrait certes sembler prématuré. Mais ce serait occulter que la tendance en séquentielle (c'est-à-dire d'un trimestre par rapport au précédent) vient de s’inverser après une longue parenthèse. Il s’agit précisément du "premier trimestre de croissance séquentielle des bénéfices dans le STOXX Europe 600 depuis le troisième trimestre 2022", relèvent ainsi les stratégistes de Deutsche Bank. Une performance accomplie grâce au secteur financier, puisque "les banques se sont à nouveau distinguées et ont tiré la croissance des bénéfices de l'indice vers le haut, tandis que le secteur de l'énergie a une nouvelle fois contribué négativement", poursuivent-ils.

Dans le même temps, l’évolution des ventes, globalement conforme aux attentes (-1% par rapport au consensus) est restée négative tant en glissement annuel qu'en glissement trimestriel. Par conséquent, les marges se sont encore améliorées au premier trimestre, reflet d’une évolution des bénéfices plus solide que celle des ventes (en glissement trimestriel).

Pour la suite, la majorité des entreprises ont profité de leurs publications du premier trimestre pour réitérer leurs prévisions pour l'ensemble de l'année : 12 % d’entre elles ont revu leurs perspectives à la hausse, tandis que 5 % ont dû revoir leurs estimations à la baisse. Le secteur financier est celui qui a revu ses prévisions à la hausse le plus souvent, suivi par le secteur de la santé. En ce qui concerne la consommation discrétionnaire, la situation est assez hétérogène, avec un nombre de révisions à la hausse et à la baisse à peu près identique.

Après ce début d’année plutôt solide, le scénario de l’année 2024 tend à prendre une tournure plus positive qu’envisagé au départ. "Alors que les estimations de bénéfices du consensus pour le premier semestre 2024 sont restées stables, le consensus a commencé à revoir à la hausse les estimations pour le second semestre", observent les stratégistes de Deutsche Bank. Optimiste, la banque allemande table pour sa part sur une augmentation de 5% des bénéfices pour les entreprises du STOXX 600 cette année, contre une baisse de 2% encore attendue par le consensus.

Elle anticipe des effets de base favorables après la croissance négative à deux chiffres des deuxième et quatrième trimestres de l'année dernière. D’autre part, "la croissance du PIB meilleure que prévu au premier trimestre en Chine et en Europe, l'amélioration des indicateurs de confiance ainsi que des réductions potentielles des taux de la BCE laissent présager une nouvelle accélération des bénéfices européens", estime ses stratégistes.

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