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Sur les marchés

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Les "Sept Magnifiques" portent la moitié de la hausse des capitalisations boursières / Qu'en est-il des "Granolas" ?

En cinq ans, la capitalisation boursière des cent groupes les mieux valorisés dans le monde a presque doublé. Entre mars 2023 et 2024, la progression a été d’autant plus notable. Une dynamique tenant essentiellement à celles des "Sept Magnifiques" et au thème de l’intelligence artificielle. Et si les États-Unis règnent en maître sur le classement, l’Europe n’a pas démérité sur la période. Et ce, notamment, grâce à la bonne santé de certaines des "Granolas".
Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Photo by Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Les cent plus grandes capitalisations boursières au monde pèsent près de 40 000 milliards de dollars. Un record depuis cinq ans, relate la dernière étude du cabinet PwC menée à ce sujet, alors que la valorisation combinée des cent groupes champions mondiaux de la capitalisation a presque doublé sur la période. Malgré la pandémie, les politiques monétaires restrictives et les tensions géopolitiques, la Bourse semble donc garder le cap.

Ce faisant, le taux de croissance annuel moyen de ces valorisations ressort à 14 % sur les cinq dernières années. Mais depuis mars 2023, la progression a été d’autant plus notable : + 27 %. Il faut dire que l’appétit des investisseurs pour l’intelligence artificielle (IA) y a largement participé. Plus de la moitié de cette hausse (54 %) est à attribuer à seulement cinq entreprises, membres du cercle des "Sept Magnifiques", que sont Microsoft, Nvidia, Alphabet, Amazon et Meta.

 

De sept à cinq ?

 

À lui tout seul, le leader mondial des puces graphiques servant à l’entraînement des grands modèles d’IA, Nvidia, représente 20 % de cette croissance, explique l’étude. Apple, qui peine pour l’instant à convaincre les investisseurs qu’il saura pleinement tirer parti de la révolution de l’IA, a vu son cours s’apprécier timidement d’1 % sur un an, cédant ainsi la première place du classement à Microsoft, rappelle le rapport de PwC. Il en va de même pour Tesla, dont la capitalisation a reculé de 15 % sur un an. "Les cinq autres [entreprises des Sept Magnifiques], portées par le sentiment haussier pour l’IA, ont tous enregistré des gains significatifs à deux, voire trois chiffres. Alors que l’essor de l’IA devrait se poursuivre et qu’Apple et Tesla sont à la traîne, sept deviendra-t-il cinq ?", interroge l’étude.

Effectivement, la question se pose de plus en plus, alors que la première vague d’investissement dans l’IA générative a été particulièrement concentrée sur ces valeurs. Mais le temps passant, certaines d’entre elles semblent perdre de leur splendeur, tandis que d’autres entreprises – non technologiques mais en pointe sur des sujets d’IA - pourraient aussi bénéficier à l’avenir de cette thématique.

Il se trouve, par ailleurs, que l’Europe a aussi son cercle de pépites en Bourse : les "Granolas". Un ensemble de onze valeurs européennes réunies par Goldman Sachs sous cette bannière, composé de GlaxoSmithKline (GSK), Roche, ASML, Nestlé, Novartis, Novo Nordisk, L’Oréal, LVMH, Astrazeneca, SAP et Sanofi. Une manière d’offrir une alternative à la toute-puissance des actions américaines dans les décisions d’investissement et notamment vis-à-vis des "Sept Magnifiques". Neuf de ces "Granolas" sont d’ailleurs présentes dans le classement des cent plus grandes capitalisations du monde. Et présentent l’atout d’être plus diversifiées que les "Sept Magnifiques", souligne l’étude, avec des entreprises œuvrant dans le secteur pharmaceutique, de la grande consommation, de l’électronique et du luxe.

 

Quelques marges de manœuvre

 

Parmi ces "Granolas", Novo Nordisk a rencontré une trajectoire particulièrement dynamique entre mars 2023 et 2024. Sa capitalisation boursière a bondi de plus de 60 %, grâce notamment au succès remarqué de ses médicaments contre le surpoids. Dans leur ensemble, les capitalisations des neuf membres du groupe représentés dans le classement ont progressé de 13,4 % sur un an, dépassant ainsi légèrement les performances du Stoxx 600. Certes, à l’échelle internationale et sur une période d’observation plus large, ces entreprises européennes ont encore des marges de manœuvre : le taux de croissance annuel moyen de leur valorisation, depuis 2020, s’affiche à 9 %, contre 10 % pour le reste du top 100 et 23 % pour les "Sept Magnifiques".

Mais grâce à elles, et notamment du fait de la progression fulgurante de Novo Nordisk, les valorisations européennes du "Top 100" de PwC se sont appréciées dans leur ensemble de 14,1 % entre 2023 et 2024, observe l’étude. Si les États-Unis tirent à nouveau leur épingle du jeu, avec une hausse de près de 36 % de la capitalisation boursière de ses championnes sur la période - et que le pays représente 72 % du classement -, le Vieux continent a toutefois présenté de meilleures performances que dans le reste du monde (en hausse de 12,1 %) et qu’en Chine, qui accuse quant à elle un recul de 4,7 % sur un an.

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