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Sur les marchés

Sur les marchés

Les marchés restent inquiets face à l’ampleur du risque / La Bourse de Paris repart à la baisse

Après leur reprise du début de semaine, les marchés boursiers européens ont fléchi mercredi. Le CAC 40 à Paris a perdu 0,7%, tandis que le spread franco-allemand demeure nerveux. Les risques et les possibles turbulences liés aux prochaines élections législatives en France continuent d'inquiéter les investisseurs.
La Bourse de Paris a repris mercredi le chemin de la baisse - Photo by Thomas SAMSON / AFP
La Bourse de Paris a repris mercredi le chemin de la baisse - Photo by Thomas SAMSON / AFP

Après un début de semaine sous le signe du rebond, les marchés boursiers européens ont calé mercredi, échouant à aligner une troisième séance de hausse consécutive. A Paris, le CAC 40 a reculé de 0,7%, à 7578,96 points, le DAX 40 a cédé 0,3% à Francfort, le Mibtel italien a perdu 0,2%, l’Ibex 35 espagnol a abandonné 0,1%, tandis que l’AEX est parvenu à gagner 0,2% à Amsterdam. L'indice paneuropéen Stoxx Europe 600 a terminé la séance en repli de 0,1%, à 514,3 points.

Le regain de forme observé ces tout derniers jours est précaire. Si la chute subie la semaine passée sous l’effet de l’annonce de la tenue d’élections législatives en France a donné lieu à certains excès méritant d’être corrigés temporairement, l’heure n’est pas à prendre des positions longues à l’achat. Comme le note Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBPAM, "il est probable que des turbulences apparaissent encore compte tenu des nombreuses incertitudes qui persistent sur les équilibres politiques en France et la direction que prendra le pays à l'issue des élections".

Avec la crainte que la situation française ne provoque un effet domino. "Les problèmes de viabilité budgétaire en France pourraient, par exemple, déstabiliser les marchés de la zone euro si le nouveau parlement issu des élections anticipées prévues dans les semaines à venir ne les résout pas", observe de son côté l’agence de notation européenne Scope Ratings. Selon celle-ci, "les responsables de la politique de l'Eurosystème pourraient avoir une capacité limitée à faire face à une volatilité soutenue des marchés si l'inflation reste supérieure à l'objectif et si certains pays, comme la France, ne respectent pas les règles budgétaires de l'UE".

En attendant, l’écart entre les rendements français et allemand à 10 ans, indicateur clé du risque de crédit de la France, est reparti mercredi légèrement à la hausse, autour de 74 points de base. Il se situe ainsi toujours bien au-dessus des niveaux qui prévalaient avant l’annonce des élections anticipées à moins de 50 points de base.

Sur le front des devises, l'euro s’inscrivait mercredi soir en légère hausse de 0,06% face au billet vert, à 1,0749 dollar.

Du côté des valeurs, les banques ont repris le chemin de la baisse. Société Générale a cédé 1,6%, à 22,07 euros, BNP Paribas a perdu 1,3%, à 58,7 euros, et Crédit Agricole a abandonné 0,7% à 12,96 euros. A noter que Société Générale (-1,6%) a annoncé la signature d’un accord avec le fournisseur de logiciels de comptabilité danois, Ageras, en vue de la cession de sa fintech Shine dédiée aux entrepreneurs et aux indépendants.

Getlink (ex-Groupe Eurotunnel) a progressé de 1,3%, profitant du relèvement de la recommandation d’UBS sur l'exploitant du tunnel sous la Manche de "neutre" à "acheter". Selon la banque suisse, bien qu’il puisse constituer un danger à court terme, "le risque électoral français est mal compris" alors qu’environ un tiers seulement du free cash-flow de l’entreprise est lié à l'économie et au consommateur français.

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