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Société Générale sévèrement sanctionnée en Bourse après ses trimestriels / La banque de détail en France, point noir de la publication

Malgré un bond de son bénéfice net de 24 % au deuxième trimestre, à 1,1 milliard d’euros, la banque de la Défense a vu son titre s'adjuger la lanterne rouge du CAC 40 à la mi-journée, avec une chute de 6,82%. En cause notamment : la revue à la baisse de sa marge nette d’intérêt dans sa banque de détail en France pour 2024.
Société Générale (©Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Société Générale (©Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

La journée avait pourtant bien commencé pour Société Générale. La Banque de la Défense a déclaré au deuxième trimestre un bénéfice net du groupe en très forte hausse, de 24 %, par rapport à l’année dernière pour atteindre 1,1 milliard d’euros, dépassant ainsi la moyenne de 973 millions d’euros des estimations des analystes compilées par la banque, et soit une ROTE (rentabilité sur actifs nets tangibles) trimestrielle de 7,4 %.

 

Les grands clients au rendez--vous

 

Par ailleurs, son produit net bancaire (PNB) a grimpé de 6,3 % au deuxième trimestre sur un an, à 6,7 milliards d’euros, là encore supérieur aux attentes des analystes qui prévoyaient 6,59 milliards d’euros. "Ces résultats traduisent une amélioration soutenue de la profitabilité, conformément à notre feuille de route et à notre trajectoire pour atteindre nos objectifs financiers. Le coefficient d’exploitation s’améliore à 68,4 % sur le trimestre et à 71,6 % sur le semestre, nous rapprochant ainsi de notre objectif annuel ", s’est félicité le directeur général, Slawomir Krupa, lors d’une conférence téléphonique. Pour mémoire, la banque vise pour 2024 une croissance des revenus supérieure ou égale à 5 %, un coefficient d’exploitation inférieur à 71 %, une rentabilité supérieure à 6 % et un ratio CET 1 à environ 13 %. Celui-ci est ressorti stable au deuxième trimestre à 13,1 %.

Des performances que Société Générale doit cependant surtout à sa Banque de Grande Clientèle et de Solutions investisseurs. De fait, elle affiche des revenus en forte progression au deuxième trimestre, de 10 % sur un an, s’établissant ainsi à 2,6 milliards d’euros. Dans le détail, tous les métiers de cette division affichent une croissance de leurs revenus à deux chiffres. L’on remarquera notamment les Activités de Marché ainsi que celles de Global Transaction & Payment Services qui progressent respectivement de + 15,7 % et + 13,5 % par rapport à la même période l’année dernière. A noter aussi les activités Actions dont les revenus ont fait un bond de 24,4 %, à 989 millions d’euros.

 

Pessimisme sur la marge nette d’intérêt de la banque de détail en France 

 

Toutefois, si sa Banque de détail en France commence à reprendre des couleurs, les performances de la division ne sont pas suffisantes pour les investisseurs. Les revenus de la division progressent certes de 1,1 % au deuxième trimestre, à 2,125 milliards d’euros. Et trimestre après trimestre, la marge nette d’intérêt continue de s’améliorer, avec un rebond de 10,6 %, à 893 millions d’euros (après 8,3 % au premier trimestre), et ce bien qu’elle soit toujours pénalisée par l’impact résiduel des couvertures à court terme (environ -150 millions d’euros sur le trimestre) "et en dépit d’une hausse de la part des dépôts rémunérés et d’un environnement attentiste sur les crédits dans un marché compétitif", a expliqué Slawomir Krupa.

Mais le groupe a annoncé s’attendre désormais, "dans ce contexte et selon les meilleures prévisions ", à environ 3,8 milliards d’euros de marge nette d’intérêt pour l’année 2024 (contre 4,1 milliards d’euros estimés précédemment). A cela s’ajoute aussi le fait que le groupe n’a dégagé pour cette division que 236 millions de bénéfice net au deuxième trimestre, soit toujours en repli (- 15,4 % par rapport à la même période l’année dernière et -33,6 % sur le semestre sur un an à 263 millions d’euros) et un résultat d’exploitation en recul de 19 %, à 304 millions d’euros.

"Nous continuons à avancer de manière ordonnée et efficace dans la mise en œuvre de notre feuille de route stratégique. Nous sommes déterminés à capitaliser sur cette dynamique positive et à poursuivre la bonne exécution de notre plan stratégique", a assuré Slawomir Krupa.

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